Vue du Collège impériale à côté du Temple de Confucius de Pékin à la fin du XIXe siècle[Source : http://irc.aa.tufs.ac.jp/thomson/top.html]
A qui doit-on - vous savez que lorsqu’un billet commence de cette manière, c'est qu'il s'agit d'une devinette : celle-ci est notre septième devinette ; niveau de difficulté : 1,5/5 -, or donc ! à qui doit-on cette petite scène très vivante qui nous restitue un Kongzi 孔子, Maître Kong, pédagogue infatigable confronté aux réticences d'un fils un rien rebelle, nous le rendant très proche et qui plus est poète ?
« Un jour, le grand sage Confucius rencontra son fils sur le seuil du pavillon des Livres, et lui dit : « Mon cher Khong-Li, êtes-vous bien avancé dans l'étude de la poésie ?» Avec un certain dédain, l'adolescent répondit : « Je ne m'y adonne pas, mon père. » « Vous avez tort, mon fils. Si vous n'apprenez pas la poésie, si vous ne vous exercez pas à faire des vers, dussiez-vous ne devenir qu'un médiocre poète, vous ne connaîtrez jamais complètement votre langue, vous ne saurez pas bien parler. » Confucius, lui, était poète. En Chine, la poésie semble aussi ancienne que la Chine elle-même, et comme cela arrive presque toujours, le premier de ses poètes, ce fût le peuple. »
On prendra donc la peine d'identifier l'auteur de cette belle fable ainsi que le passage du Lunyu 論語, Les Entretiens de Confucius, dont il s'inspire. Tout le monde peut, et même doit, participer. Merci d'avance et à très bientôt pour les solutions commentées : disons vers le 15 de ce mois, alors ne tardez pas. (P.K.)





