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jeudi 8 avril 2010

De la Bibliography of Asian Studies

Bibliography of Asian Studies : une nouvelle acquisition du Service Commun de Documentation de l’Université de Provence qui intéressera étudiants et chercheurs travaillant sur l’Asie.

Les étudiants et chercheurs de l’Université de Provence ont désormais à leur disposition la Bibliography of Asian Studies (B.A.S.) dans sa version électronique. Deux accès possibles :

  • sur les campus de l’Université de Provence, via le site du Service Commun de Documentation (rubrique Langues asiatiques / Ressources électroniques),
  • à distance, via l’Environnement Numérique de Travail de l’Université de Provence (ENT).

Base de données bibliographiques produite par The Association for Asian Studies (Ann Arbor, Michigan, USA), la B.A.S. référence principalement des articles (parus dans environ 500 revues) et chapitres de livres en langues occidentales, publiés depuis 1971, concernant toutes les régions de l’Asie.

En mars 2010, la B.A.S. propose 756 944 références, couvrant 38 pays ou aires géographiques, réparties en 16 grands domaines : Anthropologie & Sociologie, Arts, Biographies, Communication & Média, Économie, Éducation, Généralités, Géographie, Histoire, Langue, Sciences de l’Information, Littérature, Philosophie & Religion, Politique, Psychologie & Psychiatrie, Sciences & Technologies.

Plus d’informations sur cette base.

Une présentation de cette nouvelle ressource électronique est prévue le jeudi 29 avril, de 13h00 à 14h00, salle de formation de la bibliothèque des Lettres & Sciences Humaines, campus Schuman à Aix-en-Provence.

Contact & inscription : jean-luc.bidaux@univ-provence.fr

vendredi 10 avril 2009

De blog en blog (05)

Vous le savez déjà depuis le 11 février dernier, grâce à un billet intitulé « Les habits neufs de Leo2T », le site de notre équipe a revêtu ses nouveaux atours. Depuis peu, ils sont visibles dès la page d'accueil de notre université, savoir dans le bandeau défilant appelé « Fenêtres sur l'UP » qui permet de prendre la mesure de la richesse des sites et des blogs des diverses formations et équipes de recherche de l'Université de Provence, et, par la même occasion, d'accéder d'un seul clic de souris à ces nombreuses dépendances. Nous y apparaissons de la manière reproduite ci-dessus, en tête de liste, à la sixième position.

Pour nous le changement avait été motivé par la mise en conformité de notre image avec la nouvelle physionomie et le nouveau nom de notre équipe anciennement « Littérature chinoise et traduction » (les nostalgiques peuvent encore se rafraîchir la mémoire avec une vue de notre ancien bandeau). Malheureusement, ces modifications n'ont pas encore produit d'effets notables sur le contenu de notre site : nous allons devoir y travailler d'arrache-pied.


Pour ce qui est du site du Service Commun de la Documentation – Bibliothèques de l'Université, les modifications apportées ne sont pas que de façade. Si elle affirme d'emblée l'appartenance de ce site à la famille des sites de l'Université de Provence, la nouvelle interface facilite grandement l'utilisation à distance de cet outil indispensable autant à l'étudiant, qu'à l'enseignant et au chercheur. La qualité du travail réalisé par les équipes qui ont œuvré sur cette refonte est particulièrement remarquable, vous en rendrez compte très rapidement. De plus, un accès direct au catalogue figure sur la page d'accueil ; un lien permet aussi de s'abonner à une lettre d'information dont les numéros déjà parus sont tous téléchargeables : je vous recommande le bulletin n° 5 dans lequel Jean-Luc Bidaux propose un « Retour sur … Gao Xingjian à la BU d'Aix (2 et 3 avril 2008) ». Autre nouveauté notable, une fenêtre de la colonne de gauche fait défiler les dernières actualités.

L'une d'entre elles mérite toute notre attention car elle concerne la création d'un blog, Blog'UP, dont la vocation est affirmé dans son premier billet publié daté du 3 avril 2009 :
« Ce blog, nous l’espérons, vous permettra d’être plus au courant de ce qui se passe dans nos bibliothèques. Nous voulons construire avec vous un outil réactif, convivial et participatif (puisque nous vous invitons à nous laisser des commentaires !), un outil qui mette en valeur le travail que nous faisons et qui, surtout, vous aide à gagner un temps précieux dans vos recherches. »
Souhaitons le meilleur à cette excellente initiative dont on sait quelle est coûteuse en temps et en énergie. Merci donc à ceux qui sacrifient de leur temps pour nous en faire gagner.


« Faire gagner du temps » à autrui n'est déjà pas une opération très simple, « rattraper le temps perdu » en est une encore plus périlleuse. C'est pourtant ce fol espoir qui m'a poussé à créer les deux blogs dont il va être question maintenant.

Les circonstances exceptionnelles dans lesquelles nous nous trouvons depuis une dizaine de semaines s'avèrent, in fine, un excellent stimulant pour concrétiser un projet en gestation : je tiens, de ce point de vue, à remercier les services du Pôle TICE et notamment Mlle Lucie Fayolle pour leur implication, leur disponibilité et leur savoir faire. Or donc, voici deux blogs qui vont remplacer, un peu dans l'urgence, mon ancien site internet que je ne suis plus en mesure d'entretenir pour des raisons techniques ; ils vont également me permettre de mieux séparer les deux pans de mon activité, celle de chercheur d'une part, avec un site personnel qui devra s'adapter d'ici le début du mois de juillet à de nouvelles données techniques, et d'autre part, celle d'enseignant du Département d'Etudes Asiatiques d'UP.

C'est ainsi que le premier blog, « Pik UP Licence » (y accéder en cliquant sur le bandeau ci-dessus), s'adresse principalement aux étudiants de niveau licence ainsi qu'à ceux, de plus en plus nombreux, qui s'inscrivent au Diplôme universitaire de chinois, et traitera en priorité des cours de culture chinoise ancienne (histoire, littérature ancienne, système des examens) de première et deuxième années, alors que le second blog, « Pik UP Master » (y accéder en cliquant sur le bandeau ci-dessous), est entièrement dédié aux étudiants de niveau Master : ce versant sera sans doute encore plus propice que le précédent à accueillir des contributions autres que les miennes. Je compte, en effet, sur l'implication de ces apprentis chercheurs qui pourront y présenter les résumés des mémoires qu'ils préparent dans le cadre de ce diplôme, voire plus, s'ils en ont la volonté.

Inévitablement, les billets qu'on y trouvera intègreront des renvois vers mes contributions au blog de l'équipe qui, vous l'avez sans doute noté, s'est considérablement étoffé ces derniers temps avec pas moins de 20 billets pour le seul mois de mars - un grand merci à ceux qui ont ainsi permis de dépasser de deux billets le précédent record des 18 billets du mois de novembre 2007 -, ce qui porte à 275 le nombre de billets publiés depuis son ouverture en novembre 2006, et à quelque 44000 le nombre de visites reçues, la plupart de France ou de pays francophones, mais aussi, dans une proportion de plus en plus grande, des lointaines contrées (Chine, Taiwan, Japon, Vietnam, Corée, Thaïlande, Inde) de cet Asie qui nous réunit.


Avant conclure cette revue des nouveautés printanières, je voudrais vous signaler deux adresses à ne pas négliger tant elles remplissent bien la fonction principale qu'on attend d'un blog de cette nature. Il s'agit d'Electrodoc et des Actualités scientifiques du CECMC.

L'année dernière, je vous avais déjà signalé l'existence d'Electrodoc, blog de l'EHESS tenu par Jacqueline Nivard. Toujours aussi prompt à rendre compte de l'activité de la recherche sinologique, ce blog vient de changer de présentation et a fait évoluer la deuxième partie de son intitulé en « Chine-Occident : veille documentaire ». On le retrouve avec un grand plaisir sous le bandeau ci-dessous.

Un menu copieux vous y attend. Voyez plutôt à titre d'exemple : l'annonce du 24 mars 2009 d'une conférence de Viviane Alleton, directrice d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, sur « L'apparition des idéogrammes », conférence donnée à la Cité de Sciences, le 28 janvier 2009 ; le 3 mars 2009, était annoncé la mise en ligne de plusieurs articles de chercheurs du CECMC sur le site de l’AFEC (Association française d’études chinoises) ; le 24 mars, on apprenait que « La revue Études Mongoles fondée en 1970 par Roberte Hamayon, [était] maintenant disponible sur la base de données Revues.org. » ; le 21 février, on lisait que « Dans le but d’élargir son audience, l’Association of Asian Studies propose le téléchargement gratuit de certains articles de sa revue Journal of Asian Studies sur le site de Cambridge Journals » ; le 29 décembre 2008, on était averti que « Le Centre pour l’édition électronique ouverte va accompagner la mise en ligne de vingt-deux nouvelles revues acceptées par le comité de rédaction depuis la rentrée. Parmi les nouvelles revues, il y a Extrême-Orient Extrême-Occident. Perpectives chinoises et sa version en anglais China perspectives étaient déjà présentes sur le portail. », ... Est-il besoin d'en rajouter pour vous prouver qu'on ne peut se passer d'Electrodoc et qu'il est impératif de s'abonner sans tarder à ses fils RSS.

Le même jugement pourrait être porté sur l'autre blog tenu par Jacqueline Nivard - Actualités scientifiques du CECMC - mais cette fois, je vous laisse tout loisir de le parcourir vous-même après vous avoir dit que CECMC veut dire Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine. Le CECMC a aussi sa page d'actualités et, bien entendu, son site, site dont la responsable n'est autre que Jacqueline Nivard !

Je suis d'autant plus heureux d'insister sur ce point qui n'est pas un détail, que j'ai pour cette webmistress infatigable une très grande reconnaissance pour m'avoir prodigué des encouragements pour ce blog qui, de plus, se trouve en bonne place dans les liens permanents d'Electrodoc, mais aussi une indéfectible admiration pour une des premières à s'être intéressée à l'internet en Chine, et avoir senti l'importance que cet outil prendrait pour la recherche sinologique. Il n'est que de relire son « Chine et internet. Comment constituer une bibliographie ? » paru dans la Revue bibliographique de sinologie en 2002 (pp. 21-42) qui avait été précédé dans le volume de l'année 1997 de la même défunte revue dont l'absence se fait, me semble-t-il terriblement sentir, d'un non moins pertinent « Chine sur Internet. L'apport de l'Internet Guide for China Studies » (pp. 29-33).

On peut aussi relire aujourd'hui avec attention et admiration l'article que Danielle Elisseeff donna au même RBS 2002, « La sinologie et le web. Outils d'aujourd'hui, outils de demain » (pp. 3-20). En voici le dernier paragraphe : « Cependant, sur un plan technique, tout est possible, ou presque ; c'est à l'expert du champ d'étude concerné qu'il appartient de marquer des limites, de définir des projets. En un mot, il faut que chacun garde son métier : sinologues, exprimez vos souhaits ; aujourd'hui ou demain, les mathématiciens-informaticiens les réaliseront pour vous offrir les outils dont vous rêvez, mais qui a jamais prétendu que rêver était simple ? ». Rêvons donc les yeux grands ouverts. (P.K.)

lundi 8 décembre 2008

Les mystères des codes éditoriaux chinois

La Chine n'a adopté que récemment le système international de codage des livres ISBN - International Standard Book Number - entré en vigueur en 1972. Ce n'est en effet qu'en janvier 1987 qu'apparaissent les premiers ISBN chinois (国际标准书号), définitivement appliqués un an plus tard, en janvier 1988.

Jusque-là, et ce depuis 1956, on utilisait le Tongyi shuhao 统一书号 (système de numérotation national unifié des livres), qui se trouve à la même place que les actuels ISBN, soit généralement sur la quatrième de couverture.

Il est constitué la plupart du temps de deux parties : un premier groupe de quatre ou cinq chiffres séparés d'un second groupe de chiffres par un point. Cela nous donne trois types d'indications, fort utiles pour les maisons d'édition, mais aussi pour la recherche ou le catalogage en bibliothèque. Les trois chiffres qui précèdent le point de séparation représentent la maison d'édition (chaque maison d'édition ayant son propre code), tandis que le second groupe concerne le numéro interne du livre dans ladite maison d'édition. Quant aux premiers chiffres (un ou deux), ils nous indiquent à quel domaine le livre se rattache :
  • « 1 » concernera le marxisme et les oeuvres sur Mao ;
  • « 2 » la philosophie et la dialectique ;
  • « 3 » les sciences sociales et politiques ;
  • « 4 » l'économie ;
  • « 5 » les affaires militaires ;
  • « 6 » le droit et la législation ;
  • « 7 » l'éducation ;
  • « 8 » les arts ;
  • « 9 » le langage et l'écriture ;
  • « 10 » la littérature ;
  • « 11 » l'histoire et l'histoire de la révolution ;
  • « 12 » la géographie ;
  • « 13 » les sciences naturelles ;
  • « 14 » la médecine et les sciences sanitaires ;
  • « 15 » les ouvrages de construction et les techniques ;
  • « 16 » l'agriculture et l'élevage.
Par exemple, l'ouvrage «刘伯承指挥艺术 » porte pour numéro le 5185 . 35 (« 5 » indiquant les affaires militaires, « 185 » étant le code la maison d'édition), tandis que l'ouvrage «中国民族古文字研究 » commence par le chiffre 9. Enfin, les lettres K, R, T et M etc, positionnées devant le numéro, indiquent le public destinataire (enfants, collégiens, vulgarisation, minorités linguistiques ...). Avant même de lire le titre d'un livre, on peut donc, rien qu'en regardant les premiers chiffres du numéro d'identification, savoir de quoi il parle.

Le passage à l'ISBN s'est fait dans le même esprit, et a donné naissance à un nouvel identifiant chinois (中国标准书号). On trouve à présent le numéro international, composé de l'identifiant du pays (组号 « 7 » pour la Chine), suivi du code de la maison d'édition (出版者号, différent de celui du 统一书号 / par exemple la maison d'édition Renmin wenxue de Beijing porte le numéro 02 pour un ISBN alors qu'elle a le numéro 019 pour le Tongyi shuhao), puis du numéro interne à la maison concernant la publication du livre 书名号, et enfin du code clé de vérification 校验码, soit un total de 10 chiffes, comme pour la plupart des ISBN (passés aujourd'hui à 13).

Si la clé de vérification équivaut au chiffre 10, il se transforme alors en la lettre « X », et s'il atteint 11 en la lettre « O », pour ne pas dépasser le nombre réglementaire de l'ISBN. Chaque partie est séparée par un tiret. Enfin, la maison d'édition peut si elle le souhaite rajouter le code pour le public visé, soit «民文 » pour les ouvrages écrits dans les langues des minorités ; «儿 » pour les enfants ; «课» pour les ouvrages de didactique et d'enseignement.

Généralement juxtaposé à l'ISBN (séparé par une barre oblique), on trouve l'indication du catalogage 中国标准书号, composée d'une ou deux lettres indiquant le domaine (sciences, littérature etc), suivies du numéro de parution interne à la maison d'édition pour ce type d'ouvrage (les deux étant séparés par un point ou un point d'interrogation). On retrouve alors les mêmes catégories que précédemment :
  • « A » pour le marxisme et Mao ;
  • « B » pour la philosophie ;
  • « C » pour les sciences sociales ;
  • « D » pour la politique et le droit ;
  • « E » pour les affaires militaires ;
  • « F » pour l'économie ;
  • « G » pour la culture et l'éducation ;
  • « H » pour le langage et l'écriture ;
  • « I » pour la littérature ;
  • « J » pour les arts ;
  • « K » pour l'histoire et la géographie ;
  • « R » pour la médecine etc.
Ainsi, un ouvrage intitulé 白话聊斋 portera l'ISBN 7-80665-136-5 et le code I.535, tandis qu'un dictionnaire 新华词典 consulté au hasard portera le code H.823.

L'édition chinoise a ainsi su s'adapter au numéro d'identification international tout en gardant ses codes de catalogage propres. Au lecteur de voir à présent si cette introduction au codage des livres chinois pourra être utile ou non à ses recherches. [Pour plus d'informations : « 中国标准书号 »] (S. C.)

mercredi 15 octobre 2008

Horizon BU

Vitrine d'un bouquiniste du quartier Kanda 神田, Tôkyô
(cliché PK, 24/08/07)


Bonne nouvelle pour les amateurs d'art, de lettres ou d'histoire de Chine : comme annoncé précédemment sur le blog, le fonds chinois qui dormait jusqu'à présent sur les étagères du sous-sol de la Bibliothèque Universitaire d'Aix-en-Provence sera bientôt mis à disposition des chercheurs et des étudiants.

Plusieurs centaines d'ouvrages en langue chinoise touchant à divers domaines sont en effet en cours de catalogage et seront consultables d'ici à quelques mois. Pour n'en citer que quelques-uns : pour les dictionnaires, le Dictionnaire des opéras et des spectacles populaires chinois (中国戏曲曲艺词典), le Kangxi zidian 康熙字典 ; pour la littérature ancienne, le Mencius 孟子, les Entretiens 论语, le Han Fei zi 韩非子, le Yijing 易经 ; pour les contes, le Vaste recueil de l'Ere de la Grande Paix 太平广记 (en intégralité), le Taiping Yulan 太平御览, les Chroniques de l'étrange 聊斋志异; pour les grands classiques de la littérature, les Trois Royaumes 三国演义, Au bord de l'eau 水浒传, le Rêve dans le pavillon rouge 红楼梦, la Pérégrination vers l'Ouest 西游记 ; pour l'Histoire, les Mémoires historiques 史记 et toutes les autres histoires dynastiques jusqu'aux Ming (en 24 volumes) ; pour l'archéologie et l'histoire ancienne, divers ouvrages sur les jiaguwen 甲骨文 ou sur les monnaies 古钱 ; pour la littérature chinoise du XXe siècle, des livres de Lao She 老舍, Ba Jin 巴金, Lu Xun 鲁迅, Guo Moruo 郭沫若 ; et dans les curiosités, des livres sur l'art du xiangsheng 相声, sur la peinture et la calligraphie, sur les techniques d'arts martiaux 武术, sur la médecine chinoise 中医, des collectors de revues chinoises (les Contemporains 现代), des traductions en chinois d'ouvrages occidentaux (Camus ou Saint-Exupéry notamment), et divers comptes-rendus de colloques ou résultats d'études sur la littérature, la sociologie, l'histoire, la démographie ou les publications chinoises. Nul doute que chacun pourra donc trouver son bonheur parmi ces ouvrages plus ou moins anciens, connus ou reconnus.

Une partie des livres sera librement consultable, mais la majorité restera en « magasin ». Il suffira alors pour se les procurer d'en faire la demande, et pour les découvrir de taper les mots-clés (titres, auteurs ou domaines) sur le portail Horizon de la B.U. : la recherche se fera alors en pinyin désagrégé, exception faite des noms propres (exemple : Shui hu zhuan – Zhongguo xi qu qu yi ci dian – Feng Menglong etc). A rappeler également que diverses revues en langue chinoise sont d'ores et déjà disponibles sur place dans la salle des périodiques (Yazhou zhou kan 亚洲周刊 notamment).

À noter enfin que le fonds de la jeune équipe LEO2T (« Littératures d'Extrême-Orient : textes et traduction ») précédemment catalogué sur un fichier électronique sera prochainement transféré à la B.U. Vous saurez donc où trouver les volumes qui vous intéressent. Bonne lecture et bonnes recherches à tous ! (S.C.)

lundi 19 novembre 2007

Ansi fonds, fonds, fonds

Je sais : le titre de ce billet est un peu tiré par les cheveux, mais il va vous présenter trois fonds bibliographiques qui pourraient rendre de précieux services aux assoiffés de lecture que vous êtes, alors un peu d'indulgence, s'il vous plaît. Ces fonds, les voici dans l'ordre décroissant de leur taille.

Gallica 2

Gallica était jusqu’à présent la seule bibliothèque numérique de la Bibliothèque Nationale de France. Gallica 2 est la nouvelle version de cette bibliothèque. Elle nous arrive dans sa version beta (ici) : dotée d'un nouveau mode de recherche plus performant fournissant des outils de tri très utiles, avec en plus la possibilité de créer son espace personnel avec ses documents et ses étiquettes lesquelles permettent de marquer les pages des documents à l'aide d'un ou plusieurs mots. On trouvera tous les détails sur ces nouveautés ici. Voici, en complément, un avis documenté sous la plume d'Alexandre Laurent pour NetEco, Le rendez-vous des acteurs du e-business : « Bibliothèque numérique : la BNF veut avancer » (14/11/07) :
« Avec environ 90.000 documents en ligne, le projet Gallica ne permettait qu'un maigre aperçu des ressources que recèle la Bibliothèque nationale de France (BNF). La deuxième étape du projet, surnommée Gallica2, devrait cependant considérablement enrichir les fonds disponibles puisqu'il est question de numériser 300.000 ouvrages supplémentaires d'ici 2010. Les premiers, accessibles en mode texte et non sous forme d'images, devraient faire leur apparition sur le site Gallica2 dès le début de l'année prochaine. 26 millions d'euros alimenteront ce projet financé par le gouvernement sur les trois ans à venir. L'objectif n'est pas simplement de donner accès à ces données, livres ou journaux, mais également d'en assurer la conservation. « La BNF est désormais dans une phase de numérisation de masse et la question de la pérennité des données devient cruciale. Nous devons constituer un entrepôt numérique intelligent, un système de conservation qui garantit leur pérennité, y compris en fonction des changements de formats », explique Bruno Racine, président de la BNF. »
On peut parfois regretter la simplicité d’utilisation de l'ancien de Gallica qui est toujours praticable. Dans son état actuel, le fonds des ouvrages numérisé de la BNF est déjà fort riche en matériaux intéressants certains aspects des études sur les littératures d'Asie : chacun y trouvera, j'en suis sûr, de quoi élargir ses horizons.



Le Fonds Asie du Sud-Est de la MAP
(Maison Asie-Pacifique)

Depuis sa création en 1993, ce fonds « n’a cessé de croître et est aujourd’hui l’un des fonds les plus importants en France sur cette région du monde. » Il est accessible en ligne à partir d'ici , la liste des périodiques est consultable ici. A partir de la page de présentation (ici), on trouve également un lien appelé « Liste d'acquisitions » qui permet de connaître les achats réalisés récemment. La responsable du Fonds Asie du Sud-Est, Madame Louise Pichard-Bertaux, spécialiste du Thaï et du Birman est membre de notre équipe. C'est dire combien ce fonds nous est cher.

Ajout du 20/11/07 : Louise Pichard-Bertaux me communique, ce jour, « l'adresse du site de DocAsie, réseau des documentalistes et bibliothécaires travaillant sur l'Asie en France, et ajoute : « Nous avons rassemblé sur une page du site les liens vers les catalogues des bibliothèques et centres de documentation membres du réseau, et cela forme un outil intéressant pour les chercheurs et les étudiants » sur l’Asie.


Last but not least, ce dernier fonds nous est également très précieux, malgré sa modeste dimension : il s'agit des livres et des revues qui constituent la bibliothèque de notre équipe et que Solange Cruveillé a savamment et patiemment répertoriés. Le fichier comprenant quelque 520 entrées est depuis quelque temps déjà accessible à partir d'ici. Cette présentation qui permet de prendre facilement la mesure de nos richesses - et de nos lacunes - en est encore à sa version beta. Les remarques que vous ferez nous aideront à l'améliorer. De même, que nous acceptons avec plaisir les suggestions des utilisateurs – les livres sont conservés dans le bureau de notre équipe [B067, Cente d’Aix] -, nous acceptons les dons de fonds documentaires en rapport avec nos sujets de prédilection, notamment s'ils émanent d'éditeurs soucieux de travailler à la promotion des littératures asiatiques dans le milieu universitaire.

En conclusion, je vous rappelle que les liens vers ces trois fonds figurent dans le bandeau gauche de notre blog à côté de celui qui permet d'accéder au fichier de la Bibliothèque Universitaire de l'Université de Provence, dont les ressources sur l'Asie seront plus nombreuses dans l’avenir, avec le fonds Gao Xingjian, notamment, mais aussi grâce à l'engagement de Jean-Luc Bidaux, un autre membre de notre équipe.

Bonus de dernière minute : je viens de découvrir que le site de vente en ligne Amazon propose en bas de ses pages un accès direct vers son versant chinois Joyo 卓越. Il ressemble beaucoup à son grand frère américain, avec, notons le, une offre beaucoup plus limitée dans les ouvrages et des restrictions dictées par des impératifs qui ne sont pas du tout commerciaux. Une recherche sur Gao Xingjian est, pour l'heure, vouée à l'échec [voir l'illustration ci-dessous].


Enfin, à propos de marionnettes, j'aime beaucoup ce passage des Nouveaux mémoires sur l’état présent de la Chine du Père Louis Lecomte (1655-1728), dont j'ai pu prendre connaissance grâce à Gallica. Le voici dans sa version de 1696 :
« On y represente aussi divers spectacles pour divertir le peuple ; et il y a des gens cachez, qui par le moyen de plusieurs petites machines font joüer des marionnettes de grandeur humaine, dont les actions sont si naturelles, que ceux mesme, qui en sçavent l' artifice, ont de la peine à ne s' y pas méprendre. Pour moy, j' avouë, madame, que je n' y ay point esté trompé, parce que je n' ay jamais assisté à ces spectacles ; ce que je vous en ay dit, est sur le rapport des chinois, et sur la foy de quelques relations, dont les auteurs sont connus, et que je ne voudrois pas condamner. »
Source BNF : Nouveaux mémoires sur l’état présent de la Chine. Paris : J. Anisson, 1696. [pp. 342-343] (ici). NB. Ce livre a été publié sous le titre : Un Jésuite à Pékin, Nouveaux mémoires sur l’état présent de la Chine, 1684-1692. Paris : Phébus, 1990 (Voir p. 213). (P.K.)

samedi 10 novembre 2007

Une mission réussie

Détail d'un double portrait du Prix Nobel de littérature 2000
par le Studio Harcourt-P.-A. Allard, mis en vente ici.


Comme nous l’avions annoncé il y a peu, une convention a été signée entre l’Université de Provence et son Service commun de documentation et la Bibliothèque de l’université chinoise de Hong Kong (CUHK). Cette coopération, initiée par l’équipe « Littérature chinoise et traduction » a pour but de créer à la bibliothèque universitaire du centre des lettres et sciences humaines de l’université de Provence un Centre de recherche et de documentation Gao Xingjian (高行健研究与材料中心) en collaboration avec le Fonds spécial Gao Xingjian de Hong Kong (高行健特藏).

Une fois la convention signée (voir - ci-dessous- les articles parus dans la presse de Hong Kong), les bibliothécaires d’Aix-en-Provence ont discuté avec leurs collègues de Hong Kong de l’ensemble des projets qu’ils ont l’intention de mener à bien : création d’un site miroir, achat et échange de documentation sur l’oeuvre du Maître, élaboration d’une bibliographie exhaustive sur son oeuvre…

D’ici peu, les chercheurs sur l’oeuvre polymorphe de Gao Xingjian devront donc absolument se rendre soit à Hong Kong soit à Aix-en-Provence pour trouver les matériaux dont ils auront besoin. (N. D.)

Articles publiés dans la presse de Hong Kong :

中大設高行健館藏

[Sing Tao Daily 星島日報, 2007-11-07 ]
集小說家、劇作家、導演及畫家於一身的高行健,幾年前為華人摘下首個諾貝爾文學獎。中文大學圖書館與法國普羅旺斯大學圖書館昨簽署合作協議,攜手建立有關高行健及其作品最全面的第一手資源,包括為高行健建立網頁、搜購其資料、交換雙方收集的資料、館際互借及館員交流等,促進世界各地的學者對高行健作品的研究。是次合作由中大翻譯系教授方梓勳及普羅旺斯大學教授杜特萊促成,杜特萊與高行健早於七九年相識,杜特萊亦是專注研究高行健的著作,他和夫人麗麗安曾將多部高的作品翻譯成法文。方梓勳則是研究高行健戲劇的專家,亦是多部高行健著作的英語翻譯者。
中大法大合作搜集高行健資料

[Wenweipo 文匯報, 2007-11-07]

【本報訊】中大大學圖書館系統與法國普羅旺斯大學圖書館在昨簽署了合作協議,共同為兩校圖書館收集及搜購有關2000年諾貝爾文學獎得主高行健及其作品的資料,以豐富兩館的相關館藏。兩館館長施達理及Martine Mollet 簽署協議,出席見證簽署儀式的人士包括中大副校長鄭振耀、法國駐香港領事代表及其他嘉賓。該合作協議涵蓋了5方面,包括建立高行健網頁、搜購資料、交換雙方收集之資料、館際互借及館員交流等。
Ajout du 20/11/07 : On peut également consulté le site du Consulat général de France à Hong Kong & Macao, qui revient sur la signature, par Mme Martine Mollet, conservatrice en chef de la bibliothèque universitaire de l’Université de Provence, et M. Colin Storey, son homologue pour l’Université chinoise de Hong Kong (CUHK), de la convention entre leurs deux universités lors d’une cérémonie officielle à Hong Kong. L'article, consultable ici, rappelle qu'« étaient également présents lors de cette cérémonie M. Noël Dutrait, professeur de langue et littérature chinoise, directeur de l’équipe de recherche « Littérature chinoise et traduction » et Vice-President de l’Université de Provence, Mme Magosha Seitz et Mr Jean-Luc Bidaux, de l’Université de Provence, le professeur Jack Cheng, Pro Vice-Chancellor de CUHK, Mme Rita Wong, M. T.C. Lam, et bien sûr, le professeur Gilbert Fong, spécialiste du théâtre de Gao Xingjian et de sa traduction en anglais. »