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mercredi 25 septembre 2013

Mo Yan : au croisement du local et de l’universel

 

Mo Yan : au croisement du local et de l’universel


Colloque international
organisé par

CRCAO/LCAO (Université Paris Diderot-Paris 7)

CERC (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3)

UMR IrAsia (Université Aix-Marseille)


18 et 19 octobre 2013

Vendredi 18 octobre
Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3
Grand Amphi du Monde Anglophone
5, rue de l’École de Médecine
75006 Paris

Samedi 19 octobre
Université Paris Diderot-Paris 7, Amphi Buffon
4, rue Marie-Andrée Lagroua Weill-Halle
75013 Paris

(entrée libre dans la limite des places disponibles)
•

L’oeuvre de Mo Yan (1955- ), prix Nobel de
littérature 2012, appelle des réflexions universitaires,
en raison de sa profonde originalité,
située à la confluence du local et de l’universel.
Le royaume littéraire fondé sur son pays natal de
Gaomi est pour ainsi dire un territoire qui, irréductible
à une portion de l’espace, constitue un
moyen privilégié d’interroger les dynamiques de
l’Histoire et de la mémoire. Il s’agit d’un territoire
mis en tension par des temporalités multiples. La
superposition de différentes strates temporelles,
mythiques, légendaires et historiques, transfigurée
par une intertextualité prégnante et un
discours narratif carnavalesque, montre l’ambivalence
d’un lieu aussi incontournable qu’inappropriable.
Ce processus de déterritorialisation
déjoue l’ontologie de l’identité pour s’ouvrir à
un nouveau mode d’appartenance territorial,
relationnel et inclusif des lieux du monde. C’est
donc ce caractère de l’Ouvert que le colloque se
propose de débattre, en réunissant sinologues
et comparatistes français et internationaux,
dans la résonance du célèbre aphorisme formulé par
Miguel Torga : « L’universel, c’est le local moins les murs ».

Le programme en ligne :

mercredi 3 mars 2010

Les traits chinois et les lignes francophones

Les 19 et 20 février 2010, l'université Queen's de Belfast a organisé un colloque international sur les artistes et écrivains francophones d'origine chinoise. Inspiré par le travail pluridisciplinaire de Gao Xingjian, ce séminaire, intitulé « Les traits chinois et les lignes francophones », a examiné les dimensions variées de la créativité sino-française tout au long du XXe siècle.

Cet événement a drainé de nombreux spécialistes, tant européens, qu’américains, ainsi que des membres des centres de recherche comme l’Espace de Recherche et de Documentation Gao Xingjian de l’université de Provence, ou l’Institut des Etudes Transtextuelles et Transculturelles de l’université Jean Moulin de Lyon.


Dans la première séance « Entre deux culturels », le dynamisme de la littérature transculturelle franco-chinoise est amplement étudié chez des auteurs d’origine chinoise comme François Cheng, Gao Xingjian, Dai Sijie, Shan Sa. La « transidentité » de leur création est analysée dans une perspective sociologique et sociolinguistique. Grâce à une intégration institutionnelle rapide, cette littérature émergente offre un nouveau champ d’investigations. Le dernier exposé de cette séance a abordé la francophonie chinoise dans divers contextes géographiques chinois, français, africains.

La deuxième séance était centrée sur l’aspect pluridisciplinaire. A travers une diversité de pratiques comme la peinture de Gao Xingjian, le cinéma de Dai Sijie et celui du cinéaste taïwanais Hou Xiaoxian, une cartographie de l’art contemporain francophone d’origine chinoise est élaborée, ainsi que les réflexions, théories et recherches qui leur sont attachées. La notion du récit de voyage est abordée en comparaison avec son écho dans le monde anglophone.

Les deux séances suivantes étaient consacrées aux écrivaines. D’abord, c’est l’écrivaine sino-québécoise Ying Chen qui a attiré particulièrement l’attention. C’est sur la problématique de la création littéraire dans un autre pays, une autre culture et une autre langue que cette romancière d'origine chinoise nous invite à réfléchir en filigrane de ses récits. Son œuvre originale, avec une écriture intériorisée, constitue un des meilleurs exemples d’écriture postmoderne au Québec.

Ensuite l’écriture féminine chinoise est évoquée avec Su Xuelin et Tan Xuemei. Par la médiation du roman, cette écriture porte une réflexion de recherche d’identité du soi marquée par l'expérience de l'exil, intérieur et extérieur, face à une double culture. Les intervenants étaient exclusivement des conférencières.

Le colloque a été honoré de la participation de Gao Xingjian, prix Nobel de littérature 2000, de Zhang Yinde, professeur de littérature comparée à la Sorbonne Nouvelle et de Gibert F. Fong, professeur de l’école de commerce Hang Seng à Hong Kong.

La présence de Gao a favorisé la constitution d’un pôle de contributions autour de son œuvre. L’intervention pertinente du professeur Fong sur le théâtre de Gao témoigne de la création singulière d’un artiste total au-delà de la dichotomie Chine/Occident. L’extrait du film inclassable La Silhouette sinon l’ombre a été suivi d’un dialogue entre Gao Xingjian et le public très réactif sur le processus de la création artistique. La lecture à haute voix du roman La Montagne de l’Âme par les étudiants de l’université de Queen’s en six langues différentes, a fait vivre aux participants une expérience exceptionnelle.

Enfin un bilan de la francophonie chinoise est esquissé par Zhang Yinde, dans un espace linguistique et culturel mondialisé, selon un axe chronologique et générique. Cette production se développe dans la diversification et dans la recherche identitaire avec un profond respect de la langue française. Zhang a souligné que des publications récentes ont en effet tendance à chercher leur voie propre, à la faveur de l’émergence de nouvelles thématiques.

Deux journées de travail interdisciplinaire, une véritable rencontre de la francophonie chinoise, ont permis aux participants de partager des points de vue et d’apporter un éclairage sur l’émergence d’effets de la francophonie chinoise à ce jour encore peu étudiée.

Guo Yingzhou

jeudi 7 janvier 2010

Premier rendez-vous de l'année

Comme l'a annoncé Jacqueline Nivard dans un billet publié dès le 14 décembre 2009 dans ses Carnets du Centre Chine, indispensable blog du Centre d'études sur la Chine moderne et contemporaine qui a pris un nouveau départ sur la plate-forme Hypothèses et enfilé de nouveaux et seyants atours, Sebastian Veg et Zhang Yinde, seront le vendredi 8 janvier à 18h les invités de la Librairie Le Phénix.

Les deux chercheurs qui officient respectivement au Centre d’études français sur la Chine contemporaine (CEFC) et à l’université de la Sorbonne Nouvelle Paris 3, auront pour mission de faire « (re)découvrir des textes fondamentaux de la littérature chinoise, en dévoilant leur portée politique. Ils parleront aussi des échanges entre la culture chinoise et la culture européenne, du rôle de l’écrivain, du statut de la fiction en tant que discours sur le pouvoir légitime ».

L’occasion de cette rencontre est fournie par la parution du livre de Sébastian Veg, Fictions du pouvoir chinois. Littérature, modernisme et démocratie au début du XXème siècle (Paris : EHESS, « En temps & lieux », 2009, 384 p.) dont Noël Dutrait disait il y a pas longtemps sur notre blog qu’il « deviendra à coup sûr un « incontournable » aussi bien pour les historiens de la Chine moderne que pour les spécialistes de littérature chinoise moderne et les comparatistes qui s’intéressent à la littérature du XXe siècle ». Il y sera sans doute également question du dernier opus de Zhang Yinde, Littérature comparée et perspectives chinoises (Paris : L’Harmattan, « Espaces littéraires », 2008, 406 p.), pas moins indispensable.

Souhaitons que la neige ne vienne pas contrarier ce rendez-vous qu’on ne saurait manquer si l’on se trouve sur place ou à proximité du 72 boulevard Sébastopol dans le 3ème arrondissement de la capitale (01.42.72.70.31). (PK)