mercredi 7 octobre 2009

L'Asie des Ecritures croisées (02)

Le programme de la Fête du Livre d'Aix-en-Provence est disponible sous la forme d'un livret de 32 pages que vous trouverez facilement si vous êtes Aixois, mais que vous pouvez vous procurer en ligne en le téléchargeant à partir d'un site dédié à cet événement qui se tiendra du 15 au 18 octobre à la Cité du Livre.

En plus de la littérature, avec Bao Ninh (Viêtnam), Kim Young-Ha (Corée), Chart Korbjitti (Thaïlande), Lee Seung-U (Corée), Li Ang (Taiwan), Minaé Mizumura (Japon), Yoko Tawada (Japon), Thuân (Viêtnam) et Xu Xing (Chine), ce sont la photographie, avec des expositions de Manit Sriwanichpoom (Thaïlande), Luo Dan
(Chine), Lee Gap-Chul (Corée), des projections de Wang Gang (Chine), A Yin (Mongolie intérieure, Chine) et la danse qui seront à l'honneur de cette manifestation : le 15 octobre sera, en effet, donné le spectacle chorégraphique Waiting de Carlotta Ikeda et de la Compagnie Ariadone. Enfin, en plus des rencontres, des débats, des ateliers et des master-classes, trois films récents en provenance du Vietnam, de Corée du Sud et de Thaïlande, seront projetés.

La consultation attentive du programme s'avère indispensable pour qui ne veut pas manquer un seul moment de cette fête sur laquelle se greffe, ne l'oublions pas, un colloque international sur
Le roman en Asie et ses traductions.

Le programme de notre colloque, qui lui se déroulera Salle des Professeurs du Centre des Lettres de l'Université de Provence (29, av. Robert Schuman) figure page 29 de ce même document auxquels j'ai emprunté les portraits des nombreux invités que l'on pourra rencontrer lors de cette édition des Ecritures croisées consacrée à l'Asie : un vrai roman.

mardi 6 octobre 2009

Gao TV


Depuis le 5 octobre, les films réalisés par Télé Campus Provence à l'occasion de l'inauguration de l'Espace de Recherche et de Documentation Gao Xingjian sont disponibles sur le site web de l'université, ici.

L'occasion pour ceux qui étaient présents de se replonger dans l'ambiance de ces belles journées de mars-avril 2008 et même de découvrir des entretiens inédits; et pour ceux qui n'étaient pas là de profiter également de cet événement. (Jean-Luc Bidaux)

vendredi 2 octobre 2009

Et, pourquoi pas, la sinologie

Il a peu, mais c’était déjà trop tard pour que je m’empresse de vous en faire part, je découvrais (sur Fabula) un appel à contribution courant jusqu’au 15 septembre dernier pour le colloque international « Traits chinois, lignes francophones » qui se tiendra les 19 et 20 février 2010 à l'université Queen's de Belfast, et portera sur les artistes et écrivains francophones d'origine chinoise : « Inspiré par le travail pluridisciplinaire de Gao Xingjian, ce colloque examinera des dimensions variées de la créativité sino-française. La présence de Gao favorisera la constitution d'un pôle de contributions autour de son œuvre, mais le colloque sera ouvert à l'ensemble des Chinois qui ont choisi le monde francophone pour vivre et pour créer. Depuis les anarchistes des années 1910 qui venaient en France dans le cadre du projet "Travail Etudes", puis de l'Institut Franco-chinois de Lyon, jusqu'aux dissidents venus chercher un asile politique, et jusqu'aux jeunes créateurs d'aujourd'hui qui choisissent le français comme moyen d'expression, sur internet ou sur papier, le domaine de recherche est vaste. Certains ont connu des distinctions exceptionnelles (prix littéraires, académie des beaux-arts, académie française, succès populaires), et pourtant la recherche universitaire n'a pas encore suffisamment approfondi leurs œuvres. »

Le sujet est, à défaut d’être original, intéressant et ne manquera pas de retenir l’attention d’une foule de chercheurs venant du monde entier. Mais, si je vous en parle, c’est surtout à cause de la formulation peu heureuse qui conclut la dernière phrase de l’appel à contribution. Cette phrase la voici : « Nous serions heureux d'accueillir des propositions émanant de disciplines aussi variées que les lettres, l'histoire, l'histoire des arts, la sociologie, la philosophie, et, pourquoi pas, la sinologie. »

« Et, pourquoi pas, la sinologie » ! Certes, il y a longtemps que la Chine a échappé, et c’est tant mieux, au monopole des sinologues et que, ce qui est moins bien, dans bien des domaines ceux-ci ne sont plus aussi bien accueillis que par le passé ; mais n’oublie-t-on pas un peu vite, qu’en théorie au moins - mais cela aussi est de moins en moins souvent vrai -, la traduction et la présentation dans notre langue des œuvres que produit la Chine artistique et savante nécessitent l’entremise de spécialistes de la langue et de la culture chinoises, et que, pour en rester au sujet présent, avant de choisir « le monde francophone pour vivre et pour créer », ces Chinois ont grandi, vécu, écris, peint, aimé, souffert en terre chinoise et donc en chinois ... et ne se prive pas de continuer à le faire ?


Passer ce trait d’humeur, je voudrais formuler à mon tour une interrogation : « Et pourquoi la sinologie ne redeviendrait-elle pas, touchant les affaires chinoises, une branche aussi indispensable que les autres grands champs de l’activité intellectuelle ? » Gageons que cette question et celles qui en découlent seront abordées lors des deux jours pendant lesquels se tiendront, à Paris, les prochaines Assises des études chinoises ; ce sera les 13 et 14 novembre 2009 (Université Paris Diderot, 15, rue Hélène Brion, XIIIe arr.). Souhaitons que les interventions des quelque 25 orateurs qui prendront la parole dans l’Amphithéâtre Buffon ouvrent de nouvelles perspectives à la sinologie française de ce début de siècle et tordent le coup à quelques mauvaises idées reçues. Noël Dutrait y portera notre voix dans une présentation des activités de notre équipe. Il y croisera des habitués de nos rencontres studieuses (Zhang Yinde, Philippe Postel) et bien d’autres, jeunes et moins jeunes savants réunis sous l’emblème d’une interrogation derrière laquelle transpire une sourde inquiétude : « La sinologie introuvable ? »

L’Association Française d’Etudes chinoises, organisatrice de l’événement, a déjà, j’y avais fait référence sur ce blog, diffusé l’argument de la réunion et mettra prochainement en ligne par le même canal - http://www.afec-en-ligne.org/, rubrique « Colloque 2009 » -, le détail des communications à venir et le programme de ces deux journées qui devraient faire date et pour lesquelles vous êtes prié de vous inscrire au préalable. Et pourquoi n’iriez-vous pas ? (P.K.)