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lundi 8 février 2010

Mise à flot d’IDEO (suite)


L’annonce de la mise en ligne de notre revue Impressions d’Extrême-Orient a été entendue – le billet qui la diffusait a enregistré un record de visites : c’est dire l’intérêt que vous portez à nos travaux et l’intensité de l’attente provoquée par la sortie longtemps différée de notre nouvelle excroissance. Je remercie donc au nom de l’équipe tous ceux qui ont lu son premier numéro consacré au thème du voyage, et tout particulièrement ceux qui ont pris la peine de déposer, soit dans les commentaires du billet précédent, soit dans ma boîte e-mail personnelle, ou encore sur Twitter, des messages de satisfaction et d’encouragements à continuer (l’image ci-dessous en propose une synthèse).

Ces témoignages amicaux nous invitent à redoubler d’efforts pour donner à IDEO un rythme de publication soutenu et un contenu encore plus riche. L’adresse restera la même : http://ideo.revues.org/ ; ne manquez pas de l’inscrire dans vos favoris. (P.K.)

mercredi 3 février 2010

Invitation au voyage…


Annoncée depuis des lustres (la première fois, c’était le 28 septembre 2007) sur ce blog, la sortie, toujours imminente et à chaque fois différée, de notre revue en ligne est enfin arrivée.

Depuis aujourd’hui, 3 février 2010 à 10h08, Impressions d’Extrême-Orient, la revue de l’équipe de recherche « Littératures d’Extrême-Orient, textes et traduction » est accessible à l’adresse http://ideo.revues.org/

Entre le moment où s’est manifestée pour la première fois notre volonté d’éditer une revue entièrement dédiée aux littératures des aires culturelles que nous couvrons et la concrétisation de ce vœu avec la mise en ligne sur le portail d’édition Revues.org, ce sont donc plus de deux années qui se sont écoulées.

Pour ne pas revenir sur toutes les étapes de cette longue gestation, je vais me contenter de remercier chaleureusement ceux qui ont, à un moment ou à un autre, contribué à faire avancer le projet : Laure Denoix, Christine Challulau, Liliane Dutrait, l’ensemble des membres de l’équipe au premier chef desquels Louise Pichard-Bertaux avec qui j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre une formation à Lodel sous la houlette de la dynamique et sympathique équipe du Centre de l’Edition Electronique Ouverte (Cléo) et de Revues.org qui nous a fait l’honneur de nous accueillir et nous a patiemment guidé. Mes plus vifs remerciements vont bien naturellement à Lisa George qui a conçu la maquette et a assuré le suivi éditorial d’IDEO : sa patience et sa réactivité ont été d’un grand secours.

Malgré l’attention et l’investissement mis en œuvre surtout pendant ces dernières semaines, la revue que je vous propose de découvrir reste sans aucun doute perfectible. Nous continuerons d’y travailler avec le même enthousiasme et la même volonté de toucher le plus grand nombre.


Alors que le numéro 1 d'Impressions d’Extrême-Orient vient tout juste de voir le jour, notre équipe est déjà en train de travailler aux deux prochains numéros qui proposeront, non pas des traductions comme dans ce numéro inaugural, mais des articles.

C’est ainsi que vous pourrez bientôt lire dans le n° 2 certaines des communications données lors du colloque « Littératures d’Asie : traduction et réception » organisé par l’équipe « Littératures d’Extrême-Orient, textes et traductions » les 13 et 14 mars 2009 : sa mise en ligne devrait intervenir au printemps de cette année.

Le n° 3 sera, quant à lui, consacré au colloque « Le roman en Asie et ses traductions » qui s’est tenu les 15 et 16 octobre 2009. Nous collectons encore les communications. Sa mise en ligne est prévue pour l’automne.

Nous pensons aussi au n° 4 qui sera organisé autour du thème de l’humour et devrait proposer des traductions, ainsi qu’un choix de communications données lors du colloque sur le thème « Traduire l’humour » qui se tiendra les 23 et 24 avril 2010.

Mais trêve de propos oiseux, il est grand temps pour vous de partir explorer les contrées attirantes et surprenantes de la littérature d’Extrême-Orient avec ce numéro d'Impressions d’Extrême-Orient consacré au voyage, premier numéro d’une série que je souhaite longue. (P.K.)

mercredi 22 avril 2009

Les aléas d’une identité divisée


Post-Scriptum.ORG, revue de recherche interdisciplinaire en textes et médias, « revue électronique indépendante et entièrement animée par des étudiant(e)s de cycles supérieurs », a été fondée en octobre 2002 par un groupe de doctorant(e)s du département de littérature comparée de l'Université de Montréal. Faisant preuve d'une grande ouverture d'esprit, elle vise « à offrir aux étudiants et chercheurs un forum international et interdisciplinaire ». C'est ainsi qu'elle publie des articles de qualité universitaire portant sur « les théories culturelles, les littératures internationales et les relations qu'entretient la littérature avec d'autres sphères ou d'autres supports médiatiques sans mettre de limites géographiques, ni linguistiques (sauf pour les langues de rédaction, le français et l'anglais) ».

Son dernier numéro mis en ligne, le numéro 9 (Hiver 2009), offre un bel exemple de curiosité et d'éclectisme. Il a pour sujet, les « Contradictions caractérielles », que Solange Cruveillé (LEO2T, Université de Provence) a finement illustré avec un article intitulé « Les sentiments contradictoires des démones renardes dans la littérature chinoise » que la rédactrice en chef de ce numéro, Marie-Hélène Charron-Cabana (Université de Montréal), présente de la manière suivante : « Son étude nous initie à une figure récurrente de la littérature chinoise depuis deux millénaires, celle du renard et des « démones » renardes. Au fil de leur développement historique, celles-ci oscillent entre animalité et anthropomorphisation, prenant tour à tour des allures bienveillantes et mauvaises. Les animaux entretiennent des rapports avec les hommes au gré de multiples masques et déguisements, selon une économie toute littéraire. L'auteure explique comment, dans deux contes de la fin des Ming, l'ambivalence de cette position se renouvelle et gagne en nuances. »

Pour lire cet excellent article qui « explore les aléas d’une identité divisée », il faut se rendre sur le site de la revue et télécharger un document pdf de 6 pages. C'est une mise en bouche goûteuse pour une thèse sur laquelle travaille Solange Cruveillé, qui, une fois de plus, manifeste brillamment la justesse de son appréciation sur cet aspect attirant de l'imaginaire chinois. (P.K.)

dimanche 23 décembre 2007

La traduction, seule langue universelle de la littérature

En illustration : montage réalisé à partir d'un cliché du site Nobelprize.org. Voir aussi ici.

« La seule langue universelle de la littérature, c'est la traduction » Cette phrase qui comme me signalait fort justement Noël Dutrait, « devrait figurer au fronton de notre équipe », a été placée par Florence Noiville dans la bouche d'Horace Engdahl dans un article qu'elle lui a consacré dans le Monde des Livres paru le 21/12/07 sous le titre « Horace Engdahl : le faiseur de Nobel » :

Celui qui nous est présenté comme « l'homme le plus courtisé du monde des lettres », ne livre aucun secret sur les débats qui animent tous les ans l'académie dont il est depuis 1999 le secrétaire perpétuel : il fait mieux. Il constate que les écrivains que le comité Nobel prime :
«sont souvent des exilés, qu'ils aient fui hors de leur pays ou à l'intérieur d'eux-mêmes. En cela, ils sont plus des représentants de la « Weltliteratur » que de leur nation. C'est pourquoi, souvent, leurs concitoyens auraient préféré que nous ne les récompensions pas ou alors que nous couronnions quelqu'un d'autre à leur place ! (...) Les grands écrivains sont une menace pour leur peuple. C'est seulement une fois morts qu'ils cessent d'être un problème. Alors l'opinion change et, d'enfants prodigues, ils deviennent tout simplement des dieux.»
Un peu avant, évoquant le reproche que l'on fait au comité Nobel de négliger la littérature des Etats-Unis, Horace Engdahl conclut par cette déclaration :
« Je ne trouve pas que les Etats-Unis soient le centre du monde littéraire. L'anglais est une langue importante, mais ce n'est pas la langue universelle. La seule langue universelle de la littérature, c'est la traduction. »
Voilà qui tombe à pic pour réveiller ceux dont l'enthousiasme aurait été victime des désagréments que nous a amenés cette fin d'année. Qu'ils sachent que notre équipe a pris la sage décision de leur donner un délai supplémentaire pour participer au numéro inaugural de notre revue en ligne, Impressions d'Extrême-Orient. Ils ont, vous avez, jusqu'au 7 janvier pour nous envoyer [en respectant les règles de format et de présentation indiquées ici ou ] une traduction inédite d'un texte en rapport avec le thème retenu :

le voyage.


Les organisateurs du concours « A la découverte des grandes œuvres de la littérature coréenne » ont également été amenés à reporter au 4 février la clôture de cette épreuve. [voir ici ou ]

Que les vacances de Noël - qu'au nom de l'équipe, je vous souhaite douces et réparatrices -, vous permettent de vous appliquer à pratiquer, selon votre bon vouloir, cette belle langue universelle qu'est la traduction. (P.K.)

lundi 26 novembre 2007

Petit rappel

Si vous êtes un fidèle de ce blog, vous savez déjà que notre équipe a inscrit dans ses projets pour 2008, la création d'une revue en ligne dédiée à la traduction des littératures d'Asie et baptisée

Impressions d'Extrême-Orient.

Je ne reviens pas en détail sur les objectifs visés et les règles édictées pour y parvenir, car on les trouvera ici, sur ce blog, ou sur le site de l'équipe. Je me conterais pour l'heure de rappeler à ceux qui seraient tentés de participer activement à cette aventure que le thème retenu pour se numéro initial est le voyage : voyage réel ou virtuel, onirique ou d’exploration, et que la date limite fixée pour la réception des propositions est, jusqu'à nouvel ordre, le 15 décembre.

Pour l'heure seule, Solange Cruveillé a répondu à l'appel, en traduisant la deuxième anecdote d'introduction du 21e conte d'un recueil de contes chinois en langue vulgaire du XVIIe siècle intitulé Xihu erji 西湖二集, montrant un lettré qui, en s'égarant sur le chemin le conduisant à la capitale où il va passer les examens impériaux, rencontre une aimable renarde.

De mon côté, j'ai finalement arrêté mon choix sur un texte du Xianqing ouji 閑情偶寄 dans lequel Li Yu 李漁 (1611-1680) parle, à sa manière, forcément originale, du voyage.

Et vous, quelle merveille inédite avez-vous l'intention de nous faire découvrir ? Je vous encourage à faire rapidement vos propositions, car vos traductions, une fois acceptées, devront suivre un long parcours qui passe par une évaluation devant le comité de rédaction, leur mise en forme, avant d'être accessibles, au début du printemps prochain, aux lecteurs amateurs de surprises littéraires venus de l'Orient extrême. (P.K.)

Ajout du 30/11/07 : Noël Dutrait vient de faire connaître son choix par un commentaire attaché à ce billet dont voici le texte : « Les étudiants de Master 1 de chinois préparent une traduction d'un texte de Cao Naiqian 曹乃谦 (1949-) intitulé « Jujube sauvage ». Il y est question d'un voyage réel, d'un voyage onirique,... et de la dure réalité. Et je pense que vous n'oublierez pas, après lecture, le personnage de la jeune femme appelée Yesuanzao, Jujube sauvage... » On en a l'eau à la bouche ?

Ajout du 12/12/07 : Louise Pichard-Bertaux a choisi une nouvelle de Chat Kopchitti (1954-) publié en 1983 sous le titre de « Klap ban kuet » (De retour au village) qui est un voyage à la fois dans l'espace, de la ville à la campagne, le temps, avec un retour vers l'enfance, et « aussi un voyage intérieur qui fait réfléchir le narrateur à la construction de sa vie urbaine entièrement tournée vers la consommation. »

vendredi 28 septembre 2007

Revue en ligne

La jeune équipe de recherche
« Littérature chinoise et traduction »
qui aspire à devenir bientôt la JE
« Littératures d’Extrême-Orient, textes et traduction »,
est heureuse d’annoncer qu’elle va lancer,
dans les mois qui viennent, sa revue en ligne :

Impressions d’Extrême-Orient

La vocation de cette revue est de contribuer à mieux faire connaître et apprécier les littératures d’Extrême-Orient. Elle proposera des traductions inédites de textes littéraires issus des aires culturelles que notre équipe dans sa forme actuelle est en mesure de couvrir : Chine, Japon, Inde, Vietnam, Corée, Thaïlande. Elle s’efforcera également de tenir les lecteurs – spécialistes, étudiants ou simples amateurs - au courant des travaux dans ce domaine. Elle ambitionne de devenir un point de repère en langue française pour l’approche des littératures d’Extrême-Orient.

Chaque numéro d’Impressions d’Extrême-Orient sera, une fois par an, mis en ligne sur le site de l’équipe et s’organisera autour d’un thème choisi lors d’une réunion de son comité de rédaction. Son corps sera consacré à la présentation de traductions inédites de textes littéraires qui ont un lien avec le thème retenu ; plusieurs rubriques complémentaires viendront s’y adjoindre : comptes rendus d’ouvrages en rapport avec les différentes littératures ; notices bibliographiques présentant l’état de la recherche dans un domaine donné, recension critique des traductions récemment publiées, de portraits ou d’interviews d’éditeurs ou de traducteurs ou voire même d’auteurs.

Directeur de la publication : Noël Dutrait
Rédacteur en chef : Pierre Kaser
Conseillers pour la rédaction : Liliane Dutrait, Sebastian Veg
Comité de rédaction : Noël Dutrait, Pierre Kaser, Michel Dolinski, Philippe Che, Elizabeth Naudou, André Delteil, Nguyen Ngoc, Louise Pichard-Bertaux, Jean-Luc Bidaux, Hye-Gyeong Kim, Sebastian Veg, Solange Cruveillé.
Le Comité scientifique est en cours de constitution.

A l’occasion de ses deux dernières réunions (10/07/07 et 25/09/07), l’équipe dirigée par Noël Dutrait a retenu, pour le numéro un, le thème suivant :

Le voyage :
voyage réel ou virtuel, onirique ou d’exploration



Le calendrier éditorial envisagé est le suivant :
  • date de publication : fin mars 2008
  • remise des traductions : avant le 15 décembre 2007
Chaque traduction reçue sera soumise à deux experts – un externe, un interne -, qui auront deux mois (janvier et février) pour se prononcer sur la qualité du travail et demander, le cas échéant, des corrections, voire de refuser la publication.

Type de travail attendu doit prendre en compte les éléments suivants :
  • chaque contributeur est appelé à proposer un texte littéraire traduit, précédé d’une présentation synthétique.
  • dans l’idéal, le texte sera inédit en traduction ; si ce n’est pas le cas, le traducteur devra justifier de la nécessité d’une nouvelle traduction.
  • la traduction ne devra pas excéder 20 feuillets de 1500 signes.
  • le texte retenu sera soit un texte intégral (nouvelle, conte, poésie), soit un extrait d’une œuvre plus ample (un chapitre de roman, par exemple).
  • le traducteur devra fournir sa traduction sur un support informatique (document Word portant le minimum d’enrichissement stylistique) ainsi que le texte original en format pdf ; celui-ci sera communiqué aux experts et également mis à disposition des lecteurs de la revue.
  • le traducteur est libre dans le choix de l’appareil critique qui accompagnera son travail (notes de bas de pages plus ou moins développées).
Les propositions de collaboration pour le premier numéro doivent être transmises avant le 15 décembre 2007 à Pierre Kaser : Pierre.Kaser@univ-provence.fr