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vendredi 19 avril 2013

Journées Jeunes Chercheurs de l'AFEC, 2013


Le mercredi 17 avril 2013, l’Association Française d’Études Chinoises (AFEC) a organisé une journée « jeunes chercheurs ». Cette journée s’est tenue au Collège de France, dix doctorants et jeunes docteurs travaillant sur la Chine ont été sélectionnés pour y présenter leurs travaux. Il s’agit de présenter un chapitre ou une question à laquelle leurs recherches s’efforcent de répondre. Leurs présentations ont été réparties dans des sessions thématiques présidées par des chercheurs du domaine. Deux panels ont été organisés : un consacré à la Chine ancienne le matin, et un autre consacré à la Chine contemporaine, l’après-midi.

Pendant la séance du matin consacrée aux arts et lettres, Li Yuanyuan (Université Paris I Panthéon-Sorbonne) a analysé l’influence d’Hollywood sur le mélodrame cinématographique chinois, en s’appuyant sur deux films : A travers l’orage de D. W. Griffe (1920) et Xuezhong guchu 雪中孤雛 (Un oiseau solitaire dans la neige) de Zhang Huimin 張惠民 (1929). He Qian (Institut d’études politiques de Paris) a fourni un aperçu sur trente ans d’art contemporain chinois et ses rapports avec le pouvoir, en illustrant son propos de différents groupes artistiques d’avant-garde des années 1980. Basée sur une riche documentation, Alexis Lycas (École pratique des Hautes-Études) a fait une représentation des populations Man 蠻 du Jingzhou 荊州 en Chine classique. Étant moi-même participante de la journée, j’y ai contribué avec une intervention intitulée « Des missionnaires aux sinologues : Histoire de la traduction du Jingu qiguan en France ». J’ai présenté et analysé les différentes périodes productives et creuses de la traduction du Jingu qiguan 今古奇觀 en langue française, qui permettent de retracer la circulation de cette œuvre en France, depuis sa première introduction en 1735 jusqu’à sa dernière traduction intégrale en français en 1996.

La séance de l’après-midi porta sur l’anthropologie et la sociologie. Julie Remoiville (École pratique des Hautes-Études) a étudié l’engagement économique, religieux et touristique des temples et monastères de Hangzhou 杭州 en prise avec la modernité et le rôle des lieux de culte dans le contexte urbain contemporain. Stéphanie Homola (École des Hautes-Études) a expliqué les jeux de main à travers les usages populaires du petit et du grand liuren 六壬 en Chine contemporaine, en accompagnant son exposé d’illustrations. Claire Vidal (Université Paris-Ouest Nanterre) a fait un exposé sur les savoir-faire et savoir-être bouddhistes dans la Chine contemporaine, dont l’étude est fondée sur un court-métrage « Le pèlerinage du Putuoshan ». En s’appuyant sur des interviews, Wang Simeng (École normale supérieur) a présenté le « déracinement » et la « réappropriation » des réfugiés politiques d’origine chinoise immigrant à Paris après les évènements de la Place Tian’an men. À travers sa propre expérience d’invité à un banquet de mariage citadin à Shanghai, Silvio Lévi (Université Paris-Ouest Nanterre) a analysé un nouveau rituel dans le mariage en Chine contemporaine. Après avoir interviewé quatorze couples sino-taîwannais à Shanghai sur leurs expériences, Shao Chuanzhe (École des Hautes-Études) a étudié les enjeux de pouvoir et de culture au sein d’un couple mixte et comment gérer l’interaction sino-taïwanais au quotidien.

Ces communications, aussi riches et intéressantes les unes que les autres, ont suscitées de longues discussions passionnantes. Une sélection de ces interventions pourra être publiée dans la revue Études chinoises.

HUANG Chunli (Université d’Aix-Marseille - IrAsia-axe Leo2t)

Complément du 23/04/13 : voir le CR de cette journée sur le site de l'AFEC :

jeudi 18 novembre 2010

Peaux neuves


Tout change ... sur la toile encore plus vite qu’ailleurs. Il va ainsi pour quelques-uns des sites les plus utiles pour le sinologue averti ou en herbe. Pour ce premier survol de la fournée automnale de mises à jour, je tiens à vous en signaler deux :
  • la très réussie nouvelle interface du site de la Librairie Le Phénix qui depuis ses confortables locaux du 72 boulevard de Sébastopol (Paris, 3ème arr.) accompagne l’actualité savante en procurant les livres, récents et anciens, indispensables à la recherche et en accueillant, de plus en plus souvent, ceux qui enrichissent notre connaissance de la Chine ancienne, moderne et contemporaine : ce sera au tour de Anne Cheng et Marc Kalinowski d’aller à la rencontre des lecteurs de la prometteuse collection « Bibliothèque chinoise » aux Belles-Lettres, le 19 novembre 18h00 ; le lendemain, ce sera Jean-Pierre Cabestan qui s’y rendra pour y présenter ses deux derniers ouvrages. Un seul conseil : installez vite, si ce n'est déjà fait, l’adresse suivante dans vos signets privilégiés : http://www.librairielephenix.fr/

  • L’autre site à faire peau neuve est celui de l’Association Française des Etudes chinoises, l’AFEC pour les initiés, qui change d’interface et aussi d’adresse : il convient donc de gommer l’ancienne (http://www.afec-en-ligne.org/) pour inscrire en bonne place la nouvelle : http://www.afec-etudeschinoises.com/. Ne manquez pas l’onglet « Revue » qui conduit vers Etudes chinoises dont le n° 29 est dûment annoncé.
Souhaitons longue vie à ces deux fenêtres complémentaires sur la Chine qui nous invitent chacune à sa manière à faire peau neuve.... (P.K.)

jeudi 1 juillet 2010

Renards et renardes à l'honneur

Créature vulpine à neuf queues
(Yuan Ke 袁珂, Shanhai jing jiaozhu. 山海經校注 Shanghai, Shanghai guji, 1986)

Henri Doré (1859-1931) dont on peut lire en ligne le Manuel des superstitions chinoises (1926) grâce à Pierre Palpant, est également l'auteur de Recherches sur les superstitions en Chine, somme en 18 volumes parus à Shanghai entre 1911 et 1938, que les Editions You Feng ont eu la bonne idée de rééditer voici 15 ans en lui ajoutant un index fort utile. Dans un de ses nombreux chapitres consacrés aux pratiques superstitieuses et qui traite des « Diables renards. Hou-li-tsing 狐狸精 » [vol. 4, pp. 461-465], le père jésuite écrit :
« Les païens prétendent que le diable, sous la figure d'un Hou-li 狐狸 renard, monstre mi-belette et mi-renard, apparaît très fréquemment dans leurs maisons. Cet animal mystérieux est, disent-ils, plus gros que la belette ordinaire, il a des oreilles d'homme, monte sur les toits, se promène sur les poutres, et jette la terreur dans les familles. Le jour il est invisible, c'est la nuit qu'il exécute ses mauvais tours. On redoute beaucoup cet animal diabolique, et les familles païennes dépensent de grosses sommes à faire mille superstitions pour se mettre à couvert de ses malversations. » (p. 461)
C'est à cette créature qui faisait encore trembler dans les campagnes chinoises au début du siècle précédent, que Solange Cruveillé a consacré une thèse dont il a déjà été question dans ce blog et qui lui a valu de recevoir le vendredi 18 juin dernier le Prix de thèse accordé par l'Association Française d'Etudes chinoises.

(M. Lu Ching-long, Solange Cruveillé, Gilles Guiheux)

Voici pour ceux qui, comme moi, n'ont pu assisté à la cérémonie le court discours prononcé par Solange avant de recevoir ce prix entièrement mérité :
« Le renard est un animal à la charge symbolique très forte dans de nombreuses cultures et littératures à travers le monde, et à mon humble avis - après plusieurs années de recherche sur le sujet - en Chine plus qu'ailleurs, ce qui pousse les sinologues actuels à parler d'une véritable « culture vulpine » en Chine. C'est donc un sujet qui méritait bien un petit travail de 500 pages...

L'histoire du renard dans les textes chinois est une histoire vieille de plus de 2500 ans, qui remonte donc à l'époque pré-impériale : de simple animal offrant chaleur et prestige à l'homme par sa fourrure, servant à l'interprétation des augures et à l'illustration d'idées philosophiques, il devient au fil des siècles une créature légendaire anthropophage puis un démon, notamment sous l'influence des alchimistes et des taoïstes, donnant lieu sous le premier millénaire de notre ère à d'innombrables récits de forme zhiguai, présentés pour une grande partie dans le Taiping guangji, ou Vaste recueil de l'ère de la Grande Paix, d'époque Song. Et j'en profite pour remercier, plus de 1000 ans plus tard, tous ces lettrés courageux qui ont couché par écrit les contes et légendes d'époque, ce qui a permis à cette riche culture de parvenir jusqu'à nous...

C'est l'apparition également du personnage de l'esprit-renard, un être doté du don de métamorphose, en quête d'immortalité et profondément intelligent. Sous la dynastie des Tang, la vénération se mêle à la crainte et on assiste à la naissance du culte en la divinité renard, culte considéré comme subversif et dangereux pour le pouvoir politique en place. Les histoires et les personnages de renards se diversifient pour donner naissance à de grands récits restés célèbres, jusqu'à la dynastie des Qing, où des écrivains comme Pu Songling et Ji Yun vont porter à son apogée l'art des contes vulpins et où le personnage séduisant de la renarde va prendre son envol. Le renard de ces contes et fictions s'humanise, jusqu'à devenir le masque de l'être humain, de la société et de ses préoccupations.

Vaste programme donc, résumé ici en quelques lignes, que l'Histoire du renard dans les textes chinois, de l'époque pré-impériale à la fin de la dynastie des Qing, de la démonisation à l'humanisation, de la légende à la fiction. Un long travail de recherche, de sélection, de traduction, d'analyse et d'interprétation, effectué selon une double optique diachronique et thématique, poursuivi sur plusieurs années,... mais qui mériterait encore d'être poursuivi et complété. Un travail réalisé avec le souci constant de mettre en avant la complexité et la nature ambivalente du renard dans la tradition et dans l'imaginaire chinois, un renard qui, pour reprendre les termes de Zhang Yinde, exerce sur l'homme « le double pouvoir de terreur et de fascination, si bien que l'homme vacille entre la diabolisation et la divinisation, entre le rejet et l'identification ».

C'est un sujet qui me tient à cœur depuis presque dix ans : il m'a accompagnée durant mon année de Maîtrise à l'Université de Provence, où j'ai pu « entrer en contact » avec le personnage de l'esprit-renard ; durant mon année d'étude à l'Ecole Normale de Beijing – Beijing shifan daxue - où j'ai pu trouver de nombreuses sources chinoises ; durant mon année de Master à l'Institut des Langues Etrangères de Xi'an – Xi'an waiguoyu xueyuan - où j'ai effectué une recherche sur le renard dans les expressions de la langue chinoise ancienne et moderne ; et enfin durant mes années de doctorat, toujours à l'Université de Provence, au cours desquelles j'ai écrit différents articles et participé à divers colloques pour partager le résultat de mes recherches, avec notamment un court compte-rendu dans le numéro XXVI d'Etudes Chinoises (2007).

J'ai donc essayé, tout au long de ma thèse, de transmettre au lecteur ma passion pour ce sujet de recherche, avec l'idée de revaloriser l'image du renard dans la tradition chinoise, pour lui redonner la place qu'il mérite et qui lui revient. C'est pour toutes ces raisons qu'en plus d'être honorée par l'attribution de ce prix, je suis également touchée, touchée que mon travail ait été reconnu mais surtout qu'il ait plu aux membres du jury qui ont eu la bienveillance de le lire.

Je remercie en conséquence l'Association Française d'Etudes Chinoises et son président M. Gilles Guiheux, pour ce prix de thèse qu'elle délivre chaque année, mais aussi pour sa grande contribution aux études chinoises. Je remercie le jury, qui a eu la lourde lâche de départager des thèses de qualité.

Je remercie M. Lu Ching-long, ambassadeur de Taipei en France, ainsi que M. Lee Shu-cheng, directeur du service culturel, pour la belle récompense qu'ils vont nous remettre... Je crois que c'est une belle façon de terminer ses études supérieures, et un bel encouragement pour poursuivre dans la voie de la recherche, ce que je tâcherai de faire en prenant mes nouvelles fonctions à l'Université Paul Valéry de Montpellier dès la rentrée prochaine.

Je remercie également mes professeurs, M. Pierre Kaser et M. Noël Dutrait, qui me suivent et m'accompagnent depuis plus de 10 ans, et qui ont su me transmettre leur goût de la culture chinoise en général, et de la littérature en particulier. Je crois qu'un bon étudiant n'est rien sans de bons professeurs.

Merci enfin à mes proches et amis, et tout particulièrement à mon conjoint, qui m'a supportée, dans tous les sens du terme, durant toutes mes années de doctorat.
Souhaitons à Solange une brillante carrière et, pour nous tous, qu'un éditeur offre une tribune à sa thèse qui, qualité rare, se lit comme un roman. (PK)

Complément du 24/07/10 - Lien vers un article en chinois sur la remise des prix paru sur http://times.hinet.net/ : 法國漢學研究多元開放 [中央社 / 2010/06/18] >> ici.

jeudi 12 novembre 2009

Sinologie, es-tu là ?

Vous le savez, car je vous en ai déjà parlé - mais il m'a semblé utile d'y revenir -, vont se tenir le vendredi 13 et le samedi 14 novembre 2009, les Assises des Etudes chinoises dont le thème est « La sinologie introuvable ? ». Notre équipe y sera représentée par son directeur Noël Dutrait qui interviendra vendredi à 16h00 dans le cadre de la session présidée par Isabelle Rabut (Inalco) consacrée aux « littératures ». Le titre de son intervention sera sauf changement de dernière minute « Littérature d’Extrême-Orient, texte et traduction : édition, réception, critique, analyse » ; elle lui permettra d'offrir à son auditoire une vision panoramique des activités de notre équipe depuis sa création et de dresser un tableau des recherches sur lesquelles elle concentre son attention.

Si vous désirez en savoir plus sur son intervention et celles des 26 autres intervenants, je vous invite à vous rendre sur la page ad hoc du site de l’Association française d’études chinoises (AFEC) qui organise ces assises : vous pourrez notamment en télécharger le programme détaillé, ainsi qu'un livret de 21 pages reproduisant non seulement l'argument de cette manifestation historique mais aussi les résumés des communications (pp. 13-23) qui permettront, nous n'en doutons pas, de dessiner les contours de la sinologie française de ce début du XXIe siècle.

Ne reste plus qu'à vous dire que le lieu de réunion de cette savante et prestigieuse académie est l'Université Paris Diderot - Amphithéâtre Buffon 15, rue Hélène Brion 75013 Paris (Métro : ligne 14 et RER C)

vendredi 2 octobre 2009

Et, pourquoi pas, la sinologie

Il a peu, mais c’était déjà trop tard pour que je m’empresse de vous en faire part, je découvrais (sur Fabula) un appel à contribution courant jusqu’au 15 septembre dernier pour le colloque international « Traits chinois, lignes francophones » qui se tiendra les 19 et 20 février 2010 à l'université Queen's de Belfast, et portera sur les artistes et écrivains francophones d'origine chinoise : « Inspiré par le travail pluridisciplinaire de Gao Xingjian, ce colloque examinera des dimensions variées de la créativité sino-française. La présence de Gao favorisera la constitution d'un pôle de contributions autour de son œuvre, mais le colloque sera ouvert à l'ensemble des Chinois qui ont choisi le monde francophone pour vivre et pour créer. Depuis les anarchistes des années 1910 qui venaient en France dans le cadre du projet "Travail Etudes", puis de l'Institut Franco-chinois de Lyon, jusqu'aux dissidents venus chercher un asile politique, et jusqu'aux jeunes créateurs d'aujourd'hui qui choisissent le français comme moyen d'expression, sur internet ou sur papier, le domaine de recherche est vaste. Certains ont connu des distinctions exceptionnelles (prix littéraires, académie des beaux-arts, académie française, succès populaires), et pourtant la recherche universitaire n'a pas encore suffisamment approfondi leurs œuvres. »

Le sujet est, à défaut d’être original, intéressant et ne manquera pas de retenir l’attention d’une foule de chercheurs venant du monde entier. Mais, si je vous en parle, c’est surtout à cause de la formulation peu heureuse qui conclut la dernière phrase de l’appel à contribution. Cette phrase la voici : « Nous serions heureux d'accueillir des propositions émanant de disciplines aussi variées que les lettres, l'histoire, l'histoire des arts, la sociologie, la philosophie, et, pourquoi pas, la sinologie. »

« Et, pourquoi pas, la sinologie » ! Certes, il y a longtemps que la Chine a échappé, et c’est tant mieux, au monopole des sinologues et que, ce qui est moins bien, dans bien des domaines ceux-ci ne sont plus aussi bien accueillis que par le passé ; mais n’oublie-t-on pas un peu vite, qu’en théorie au moins - mais cela aussi est de moins en moins souvent vrai -, la traduction et la présentation dans notre langue des œuvres que produit la Chine artistique et savante nécessitent l’entremise de spécialistes de la langue et de la culture chinoises, et que, pour en rester au sujet présent, avant de choisir « le monde francophone pour vivre et pour créer », ces Chinois ont grandi, vécu, écris, peint, aimé, souffert en terre chinoise et donc en chinois ... et ne se prive pas de continuer à le faire ?


Passer ce trait d’humeur, je voudrais formuler à mon tour une interrogation : « Et pourquoi la sinologie ne redeviendrait-elle pas, touchant les affaires chinoises, une branche aussi indispensable que les autres grands champs de l’activité intellectuelle ? » Gageons que cette question et celles qui en découlent seront abordées lors des deux jours pendant lesquels se tiendront, à Paris, les prochaines Assises des études chinoises ; ce sera les 13 et 14 novembre 2009 (Université Paris Diderot, 15, rue Hélène Brion, XIIIe arr.). Souhaitons que les interventions des quelque 25 orateurs qui prendront la parole dans l’Amphithéâtre Buffon ouvrent de nouvelles perspectives à la sinologie française de ce début de siècle et tordent le coup à quelques mauvaises idées reçues. Noël Dutrait y portera notre voix dans une présentation des activités de notre équipe. Il y croisera des habitués de nos rencontres studieuses (Zhang Yinde, Philippe Postel) et bien d’autres, jeunes et moins jeunes savants réunis sous l’emblème d’une interrogation derrière laquelle transpire une sourde inquiétude : « La sinologie introuvable ? »

L’Association Française d’Etudes chinoises, organisatrice de l’événement, a déjà, j’y avais fait référence sur ce blog, diffusé l’argument de la réunion et mettra prochainement en ligne par le même canal - http://www.afec-en-ligne.org/, rubrique « Colloque 2009 » -, le détail des communications à venir et le programme de ces deux journées qui devraient faire date et pour lesquelles vous êtes prié de vous inscrire au préalable. Et pourquoi n’iriez-vous pas ? (P.K.)

mardi 17 mars 2009

La sinologie française en question

Le temple de Confucius de Pékin en travaux
(septembre 2007 - cliché P.K.)

L’Association Française d’Etudes Chinoises (AFEC)
a programmé pour les 13 et 14 novembre 2009,
la tenue à l’Université Paris Diderot d'un grand colloque intitulé

« Assises des Etudes chinoises.
La sinologie introuvable ? »


Un long argumentaire de cinq pages (téléchargeable à partir d'ici) cadre le propos de cette manifestation :
« Les débats s’ouvriront par un état des lieux des études chinoises en France (recherche et enseignement). Ils se poursuivront autour de quatre grandes questions : la transformation des objets sur lesquels nous travaillons, le renouvellement de nos méthodes et de nos outils, une réflexion sur les institutions des études chinoises et la mesure de notre place dans l’espace social. »
Comme le formule l'appel à communications qui « s’adresse aux enseignants, chercheurs, représentants du monde de l’entreprise et des administrations impliqués dans les études chinoises », l’AFEC souhaite
« ouvrir un espace de dialogue sur des sujets qui intéressent de manière transversale l’ensemble des professionnels, quelle que soit la discipline qu’ils pratiquent (...) ou qu’ils viennent du monde de l’entreprise ou des administrations. L’ambition est de s’interroger sur nos pratiques d’enseignement et de recherche, sur la diffusion de nos travaux, en regardant aussi du côté de nos partenaires européens. Cette manifestation a vocation être un lieu d’échanges permettant de surmonter les coupures intellectuelles et institutionnelles jugées quelque peu réductrices entre les domaines de spécialités. Il ne s’agit pas seulement de dresser un constat, mais également de tracer des perspectives pour l’avenir.

Les propositions de communication pourront concerner l’une des questions suivantes :
  1. L’enseignement de la langue chinoise
  2. Les départements universitaires de langue et de civilisation chinoise
  3. Le renouvellement des outils et des méthodes
  4. Les institutions des études chinoises
  5. Les études chinoises dans la société
Les propositions sont à faire parvenir à colloque2009@afec-en-ligne.org sous la forme d’un document d’une page avant le 1er mai 2009. Les comités scientifique et d’organisation confirmeront l’acceptation des propositions au plus tard le 15 juin 2009. Pour plus d’informations, on se reportera au site web de l’AFEC : http://www.afec-en-ligne.org