Qui veut articuler tradition et modernité, a vite fait d’opposer les deux termes pour mieux les définir. Une démarche qui peut paraître éculée voire simpliste, mais qui montre que l’acception de ces notions n’est pas si simple tant elles paraissent antithétiques. Pourtant, la modernité n’est-elle pas une évolution normale et compréhensible de la tradition ?
Qui a entendu parler du « paradoxe coréen » comprendra. La tradition et la modernité peuvent se nourrir l’une de l’autre dans une sorte de syncrétisme culturel et littéraire, de renouveau dans les formes et de réécriture des mythes.C’est ce que veut esquisser ce dossier à travers quelques éléments du folklore coréen. Un héritage antique qui s’inscrit au fil des âges dans de nouvelles contemporanéités. Le dossier, qui revient notamment sur l’art du pansori et la mythologie coréenne, prolongera son propos dans une seconde partie consacrée à la modernité (parution au mois de mai) et qui constituera donc le pendant naturel à ce numéro sur la tradition.
Blog de LEO2T [IrAsia - Aix Marseille Université]
jeudi 10 avril 2014
Le numéro 26 de Keulmadang vient de sortir
lundi 10 février 2014
Séouliennes, Keulmadang n°1
mardi 23 avril 2013
Le numéro 20 de Keulmadang vient de sortir
Le numéro 20 (avril 2013) de Keulmadang vient de sortir. Voici l'éditorial de Julien Paolucci :
Dans les années 60, la présence immédiate d’événements tragiques assignait à la littérature le devoir de les représenter. Quelques années plus tard, alors que la guerre de Corée était finie depuis longtemps, le roman trouvait dans un renouvellement de formes le moyen de remplacer l’action politique rendue impossible à cette époque-là , signe de blessures toujours ouvertes. Pour thème de ce numéro de keulmadang, nous avons choisi la représentation de la guerre et du conflit dans l’histoire de la littérature coréenne contemporaine; un dossier merveilleusement complété par une lecture de La Place de Choi In-hoon.
Nous publierons aussi la deuxième partie des rencontres avec les jeunes auteurs coréens, l’écrivain Pyun Hye-young nous accorde une interview.
Comme à chaque numéro, vous trouverez également les articles de nos chroniqueurs dans les rubriques jeunesse, manhwa, roman et poésie.
Enfin, une étude de Sept méandres pour une île de Yi In-seong vient apporter un nouvel éclairage sur cette œuvre récemment publiée.
La diversité est au rendez-vous de ce numéro de keulmadang.
Bonne lecture à tous.
lundi 25 février 2013
Keul Madang 19 et le manhwa
De retour du dernier festival d’Angoulême qui a fait la part belle à la littérature graphique coréenne, voici l’occasion de dresser un état des lieux de la production de manhwa qui nous est proposée en France, et peut-être d’entrevoir quelques pistes de réflexion à travers les oeuvres qui nous semblent les plus représentatives. Une démarche qui pourra être approfondie avec la première interview que keulmadang accorde à un manhwaga, l’auteur Park Kun-woong.
Dans ce numéro sont également présentées deux oeuvres parues récemment, « Celle qui mangeait le riz froid » de Moon Chung-hee et « Sept méandres pour une île » de Yi In-seong, respectivement dans les domaines poésie et roman. Il est aussi à remarquer une nouvelle « Histoire de la Corée » dont la publication était attendue depuis longtemps ,et qui vient, avec un autre titre « Les Coréens « , compléter notre connaissance de la Corée contemporaine.
Enfin, le forum de littérature coréenne qui s’était tenu à Aix en Provence le mois d’octobre dernier avait donné lieu à deux interviews d’auteurs, nous en publions la première partie ce mois-ci, l’écrivain Kim Jung-hyuk revient sur son travail d’écriture…
Bonne lecture à tous.
vendredi 27 juillet 2012
Keul Madang 16 et la poésie coréenne
Royaume ermite, Pays du matin calme, Pays du matin clair, ou « Pauvre et douce Corée¹ ». Ces nombreuses dénominations, pleines d’une certaine volupté, suffiraient à illustrer l’ancrage de la poésie dans la culture coréenne.Bercée de culture chinoise classique, elle a su trouver au fil des siècles une voix singulière, profondément enracinée dans la pratique du chant, et dont le succès ne s’est jamais démenti.Fidèle au fonds spirituel et artistique de la Corée ancienne, la production poétique coréenne aura tout au long du 20ème siècle cherché le moyen de s’inscrire dans sa contemporanéité. Une poésie proche des gens, témoin des jours difficiles, comme peut en témoigner le poète de Ko un qui aura traversé l’occupation japonaise, la guerre de Corée, la dictature militaire…Une écriture « réaliste », propice à la pensée de l’instant ; des formes brèves « sijo », à la poésie narrative de Shin Kyung-rim, ou encore le silence ; la poésie se rencontre partout et à chaque instant en Corée. Elle se lit, s’écoute, se contemple ; elle est en tout cas très vivante comme en témoigne le succès récent du film Poetry de Lee Chang-dong, où l’on suit une femme à la recherche de sa voix…Ce n’est pas l’ambition de cette nouvelle formule de Keulmadang que de présenter un panorama exhaustif de la poésie coréenne, thème que nous poursuivrons dans notre prochain numéro, mais de donner quelques impressions fugitives sur ce qui fait sans doute l’une des spécificité de la Corée : vivre en poésie.¹ « Pauvre et douce Corée », Georges Ducrocq, 1901
samedi 18 février 2012
Le nouveau numéro de Keulmadang est paru !
mercredi 30 novembre 2011
JO Jong-nae dans Keulmadang 13
A partir de ce numéro, les articles seront mis en ligne au fur et à mesure de leur rédaction. Vous pouvez donc consulter Keulmadang régulièrement (et non plus attendre la parution d’un nouveau numéro complet). Ou bien vous abonner au fil RSS désormais disponible. Dès que la mise en ligne de tous les articles sera achevée, la lettre d’information vous informera de la parution du numéro complet.
Au sommaire de ce numéro :
Le dossier du mois est consacré à JO Jong-nae, auteur d’une œuvre-fleuve, 50 volumes qui parcourent l’histoire tragique du dernier siècle, depuis l’occupation japonaise jusqu’à la dictature militaire des années 60-93.
Le dossier comprend 4 textes :
Vous y trouverez également la suite de l’étude consacrée aux manuscrits royaux que la France vient de « prêter » à la Corée, après les avoir volés lors de la tentative d’abordage dans l’île de Kanhwa, au XIXe siècle. Le Professeur Roger Leverrier, auteur de cette étude, vient de nous quitter, fin octobre. Yun Seok-man y rend hommage dans le présent numéro.
- Jo Jong-nae et son œuvre, par Georges Zygelmeyer
- Le monde romanesque de JO Jong-nae, par Georges Zygelmeyer
- Une œuvre-monde, par Jérémy Méaume
- La bibliographie de JO Jong-nae
On trouvera également dans ce numéro des critiques d’ouvrages, dont celle du premier roman nord-coréen traduit en France et publié chez Actes-Sud, Des amis, par Jean-Claude de Crescenzo, Voyage initiatique au prix fort, par Morgane Loupandine, Légère et bienveillante île au chats, par Véronique Cavallasca, Croyances et idéologies en Corée du Nord, par Julien Paolucci, Les petits pains de la pleine lune, par Véronique Cavallasca, La Corée poétique du XVIe, par Lucie Angheben, ainsi que le compte-rendu de la soirée avec le poète KO Un à Aix, par Lucie Angheben.
Bonne lecture
www.keulmadang.com
mardi 13 septembre 2011
Keulmadang, le numéro 12 est en ligne

Le numéro 12 de KEULMADANG, revue de Littérature Coréenne vient de paraître.
AU SOMMAIRE
Le dossier sur le grand auteur YI Munyol, auteur controversé, avec une interview de l’auteur, un article de Floriane Lea qui aborde la place du désespoir dans son œuvre, un article de Jean-Claude de Crescenzo sur l’ambigüité dans l’oeuvre de l’auteur.
Dans ce même numéro, une étude de Yo Tong-ch’an (Roger leverrier), L’incident de Kanghwa et le vol des manuscrits royaux par la flotte française, sur l’île de Kangwha. Une chronique sur le travail de textanalyse des œuvres littéraires par Jean Bellemin-Noël Lire de tout son inconscient, Un roman pour les ados Les petits pains de la pleinde lune de GU Myeong-mo, par Véronique Cavallasca, Qu’est devenu l’homme coincé dans l’ascenseur, le dernier receueil de nouvelles de Kim Young-ha, par Morgane Loupandine, Va ne te retourne pas, une pièce de théâtre de Lee Man-hee, par Julien Paollucci, Pour ne pas rater ma dernière seconde, de Jung Young-moon, par Lucie Angheben, Gens du sud, gens du nord de Lee Ho-chul, par Julien Paolucci. Enfin, un livre essentiel pour comprendr le néo-confucianisme coréen du XVIe siècle, Principes essentiels pour éduquer les jeunes gens, d’un penseur original Yi I, texte traduit du chinois, présenté et annoté par Isabelle Sancho.
Keulmadang est à lire sur : www.keulmadang.comlundi 13 juin 2011
Keul Madang, le n° 11 est en ligne
Au sommaire du numéro 11/Juin 2011 de Keul Madang :Un large compte-rendu des rencontres littéraires d’Aix, Arles et Avignon qui ont attiré un public nombreux, curieux de découvrir la littérature coréenne ou de poursuivre sa découverte, avec deux auteurs importants en Corée, pour des raison différentes : Yi in-seon, chef de file d’un nouveau courant littéraire, et Jo Kyung-ran, auteure à succès. On trouvera aussi les articles de critiques littéraires Jeong Myeong-kyo, Jean Bellemin-Noël ou Claude Mouchard, ainsi que l’éditeur Philippe Picquier.
On découvrira encore dans ce nouveau numéro une lecture des nouveaux ouvrages qui viennent de paraître, tels que le Scènes de vie en Corée de Martine Prost, par exemple.
Revue à lire sur www.keulamdang.com
samedi 23 avril 2011
Deux écrivains coréens en Provence

On trouvera tous les détails de ces trois rencontres organisées par Jean-Claude de Crescenzo et Hye-Gyeong Kim à l'initiative du Korea Literature Translation Institute, de l'Université de Provence, de la revue Keulmadang, des Ecritures croisées, du Collège International des Traducteurs et de la Médiathèque Ceccano, et les informations sur tous les intervenants sur le site de la revue de littérature coréenne Keul-Madang.
lundi 4 avril 2011
Keul Madang, le n° 10 est en ligne
Le numéro 10 de KEULMADANG, revue de Littérature Coréenne vient de paraître.AU SOMMAIRE
Le dossier sur le grand auteur Hwang Sok-yong, avec une interview de l’auteur, un article de Jean-Noël Juttet qui retrace son œuvre, la chronique de son dernier livre paru en français, un article de Jean-Claude de Crescenzo sur la générosité dans l’œuvre de l’auteur.
La présentation des auteurs présents à Aix, Arles et Avignon en Mai 2011, Yi In-seong et Jo Kyung-ran, les chronique de leurs livres, un essai de Philippe Thiébault sur Le sentiment dans la poésie extrême-orientale, des lectures de romans Amsterdam de Yun-sun Limet par Morgane Loupandine, Ah les choses sans bouche, poésie de Lee seung-bok, par Lucie Angheben, Le puits de mon àme de Choi In-seok, par Dyenaba Silla, La route de Sampo de Hwang Sok-yong par Floriane Lea, Poésie et paysage de yves Millet, et de nombreux dossiers réalisés par les étudiants en Etudes Coréennes de l’Université de Provence.
Keulmadang est à lire sur : www.keulmadang.com
samedi 22 janvier 2011
Keul Madang, le n° 9 est en ligne
Le N° 9 de la revue de littérature coréenne Keulmadang vient de paraître. Le dossier fait suite au numéro précédent, consacré à la pensée coréenne.Le numéro 9 présente quatre penseurs majeurs, qui chacun à leur tour ont su donner une spécificité à la philosophie coréenne, longtemps restée sous influence de la pensée chinoise. Quatre portraits-textes de ces penseurs, par Philippe Thiébault, chercheur universitaire en Corée. Deux autres textes Yi Hwang, Etude de la sagesse et Adresse au Roi par Tcho Hye-young, traductrice de textes philosophiques et bouddhiques
mercredi 17 novembre 2010
Keul Madang, le n° 8 est en ligne
Le dossier du mois est consacré à la Pensée Coréenne. Souvent assimilée (à juste raison) à la pensée chinoise, la pensée coréenne a su faire pourtant faire preuve tout au long des siècles d’une originalité, particulièrement dans le néo-confucianisme et le bouddhisme, jusqu’à devenir à son tour source d’influence.
Dans ce dossier, deux articles du chercheur français, enseignant universitaire à Séoul, Philippe Thiébault, auteur de plusieurs ouvrages sur la pensée et les penseurs coréens ; une interview de Philippe Thiébault ; un article sur le bouddhisme coréen de Tcho Hye-young ; des notes de lectures sur les derniers romans coréens parus ; un ouvrage sur la réunification de la Corée, de Robert Charvin et Guillaume Dujardin ; une rencontre entre une chamane et un ethnologue, Alexandre Guillemoz ; un livre de pérégrination en Corée de Eric Bidet, et toujours la publication de travaux d’étudiants en Etudes Coréennes.
La revue Keulmadang est à l’adresse suivante : www.keulmadang.com
mardi 21 septembre 2010
Keul Madang, le n° 7 est en ligne

Le dossier du mois de la revue en ligne Keul Madang est consacré à l’auteur coréen KIM Young-ha, vu à Aix-en-Provence en octobre 2009 et juin 2010. On trouvera dans ce dossier une interview de l’auteur et une études sur les personnages de ses romans, signées Kim Hye-gyeong et Jean-Claude de Crescenzo.
Jean-Claude de Crescenzo
lundi 28 juin 2010
Keul Madang, le n° 6 est en ligne
Si vous êtes abonné à la lettre d'information de Keul Madang. La revue en ligne sur les littératures et les cultures de Corée, vous savez déjà que sa sixième livraison vient d'être mise en ligne.Sur l'auteur de La vie rêvée des plantes (Zulma), on pourra consulter la notice Wikipedia qui semble devoir tout aux maîtres d'œuvre de Keul Madang, Kim Hye-gyeong et Jean-Claude de Crescenzo.
lundi 26 avril 2010
Keulmadang, le n° 5 est en ligne
- le dossier du mois consacré au nouveau roman de Yi In-seong Interdit de folie, traduit du coréen par Chae Ae youn et Jean Bellemin-Noël. Paru chez Imago, Yi In-seong (voir le dossier du n° 4 qui lui est consacré) délivre un roman étonnant, qui explore au travers des échecs et des déboires d’un écrivain, les limites de la conscience.
- A lire, une chronique de Kim Hye-gyeong et Jean-Claude de Crescenzo et une lecture-analyse de Jean Bellemin-Noël, suivies d’un extrait du livre.Une nouvelle de Kim Yeon-su, jeune et célèbre nouvelliste de Corée du sud.
- Une lecture de La chambre solitaire (paru chez Picquier) de SHIN Kyung-sook, par Lucie Angheben, ainsi qu’un portrait de l’auteur (e), et des extraits du roman, en attendant le prochain Dossier du mois qui lui sera consacré.
- Une interview du peintre Nam Youn-joo, par Andreas de Benedettis.
- Une lecture de Sur les traces du serpent blanc, paru chez Imago, par Aurore Dauchy, et des extraits du roman
- Et les lectures du mois…
dimanche 21 février 2010
Le numéro 4 de la revue Keulmadang est paru
Egalement dans ce numéro 4, une nouvelle inédite de Yi Tae-jeun Clair de lune, une lecture « freudologique » par Jean-Bellemin-Noël, de Byeon Gansoe célèbre pansori dont le texte vient d’être publié chez Zulma, dans une traduction de Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet, la suite du voyage du photographe Choi Sang woon, Uljin, le village sur une mer de pins, des nouvelles du festival cinématographique de Pusan, édition 2009, et comme toujours, des notes de lectures.
Le tout, lisible à l’adresse suivante : www.keulmadang.com (J.-C. D. C.)
jeudi 14 janvier 2010
Keul Madang
Le numéro 3 de la revue de littérature coréenne KEULMADANG est paru en décembre. Dans ce numéro, vous trouverez un dossier consacré à l’auteur féminin EUN Hee-Kyung dont le deuxième roman un recueil de nouvelles en fait, vient de paraître aux Editions Zulma. Le dossier comporte une interview de l’auteur réalisé par Kim Hye Gyeong et Jean-Claude de Crescenzo, une note de lecture de « Les boites de ma femme », son dernier livre et un extrait de ses nouvelles.
jeudi 9 juillet 2009
Keul Madang
Keul Madang est le fruit d'un travail collectif conduit par nos collègues de la section coréenne du Département d'Etudes Asiatiques de notre université, Jean-Claude de Crescenzo et Hye-Gyeong Kim, par ailleurs membres de notre équipe, qui jusqu'à présent nous avaient fait partager leur passion sur ce blog. Ils ont réuni autour d'eux une poignée de spécialistes - enseignants, traducteurs - et d'étudiantes aussi passionnées que leurs mentors, pour créer ce nouvel espace d'information, de réflexion et d'analyse qui arrive à un moment crucial dans la découverte par nos compatriotes de la Corée. Nous ne doutons pas qu'il saura tenir le rôle de guide dont nous avons tous besoin pour prendre toute la mesure de ce que ce pays attirant peut nous apporter dans notre connaissance de l'Extrême-Orient. Pour l'heure, on peut lire, ou relire, quelques critiques d'œuvres traduites dans notre langue, se familiariser avec quelques uns de ses plus fameux créateurs, écrivains et réalisateurs... Mais je n'en dis pas plus, allez vite voir par vous même, vous ne serez pas déçu.
Ah ! Oui, j'oubliais : « Keul (글) veut dire écrit/texte et Madang (마당), la cour de la maison (traditionnelle) ». M'est avis que nous ne nous priverons pas de visiter souvent cette bâtisse sortie du néant dans la chaleur d'un été torride. (P.K.)









