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samedi 12 octobre 2013

Marseille Porte de l'Extrême-Orient - Le théâtre français en Indochine


Colloque international
" Marseille Porte de l'Extrême-Orient - Le théâtre français en Indochine"
BMVR Alcazar, Marseille
Salle de conférence 
15, 16 et 17 octobre 2013
9h - 18h
Entrée libre 
Coproduction MP 2013 :  

Organisé par deux laboratoires d'Aix-Marseille Université, le Centre Interdisciplinaire d'Etude des Littératures d'Aix-Marseille (CIELAM) et l'Institut de Recherches sur l'Asie (IrAsia), avec le soutien de la Mission Culture d'AMU, ce colloque international qui interroge les liens entre théâtre et colonialisme (répertoire français joué en Indochine, censure, héritage du théâtre français sur la création contemporaine vietnamienne) s'accompagne d'une table ronde avec le Théâtre du Monte-Charge jumelé avec le théâtre National Tuong de Hanoi, de l'exposition d'une somptueuse collection de costumes de scène créés par la styliste vietnamienne de renom international Minh Hanh, et d'instruments de musique vietnamiens traditionnels, enfin de la projection d'une exposition virtuelle de documents d'archives (Archives Nationales d'Outre-Mer / Archives Nationales du Vietnam (Centre n°1, Hanoi)) portés pour la première fois à la connaissance du public.

Inauguration de l'exposition de costumes et d'instruments de musique traditionnels vietnamiens par le Président de l'université d'Aix-Marseille Yvon Berland, le 15 octobre à 14h15, suivie d'une table ronde avec le Théâtre du Monte-Charge, en présence des étudiants du Master Métiers de la Mode et du Textile : 15h-16h30


Projection de l'exposition virtuelle "Le théâtre français en Indochine" (Archives Nationales d'Outre-Mer /Archives Nationales du Vietnam) : le 16 octobre à 18h

samedi 20 novembre 2010

Traduire lʼhumour des langues et des littératures asiatiques

La Jeune équipe « Littératures d’Extrême-Orient, textes et traduction »
vous convie à l'Université de Provence,
29, avenue Robert Schuman, 13621 Aix-en-Provence - Salle des Professeurs


les 26 et 27 novembre 2010,
à partir de 9 h, pour son colloque

Traduire lʼhumour
des langues et des littératures asiatiques



Vendredi 26 novembre 2010

Session « Littérature chinoise »
  • 9:30 - Stéphane FEUILLAS (Université Paris-Diderot, Paris 7), « Usages, perception et traduction de lʼhumour de SU Dongpo, l'humour dans un usage particulier : la culture de soi »
  • 10:00 - HUANG Chunli (Doctorante, Université de Provence, LEO2T), « L’humour lettré : traduire les jeux de caractères de Ji Yun (1724-1805) »
  • 10:30 - Solange CRUVEILLE (Université Paul-Valéry, Montpellier, LEO2T), « Traits d'humour et jeux de graphie dans la Chine ancienne »
  • 11:00 - Patrick DOAN (Université Paul-Valéry, Montpellier, LEO2T), « Traduire lʼhumour chinois : lʼart typiquement chinois du xiangsheng peut-il faire rire un Occidental ? »
  • 11:30 - Marie LAUREILLARD (Université Lumière - Lyon 2, IETT), « De Lao She à Wang Zhenhe »
  • 12:00 - Muriel FINETIN (Doctorante, Université de Provence, LEO2T), « Des évocations singulières dans les essais de Shu Hanbing (1972- ) »
12:30 - Pause déjeuner
  • 14:00 - Nicoletta PESARO (Université Ca’Foscari de Venise), « Humour amer : quelques exemples dʼironie tragique dans des romans du XXe siècle »
  • 14:30 - Paolo MAGAGNIN (Université Ca' Foscari de Venise / Alma Mater, Université de Bologne), « Stratégies de lʼhumour et stratégies de traduction dans Shenme shi laji, shenme shi ai de Zhu Wen »
Session « Littérature japonaise »
  • 15:00 - Caterina MAZZA (Université Caʼ Foscari, Venise - INALCO, Paris), « A Paradise Lost in Translation? Traduction de la parodie et traduction parodique dans la littérature japonaise contemporaine »
  • 15:30 - Renée GARDE, « Ambiguïté sexuelle et ambiguïté textuelle dans le Torikaebaya monogatari »
  • 16:00 - MURAISHI Asako (Centre de ressources de langues de SPIRAL, Université de Strasbourg), « Yasutaka Tsutsui, le meilleur traducteur de lʼhumour japonais »
  • 16:30 - Jean-Jacques TSCHUDIN (Université Paris-Diderot), « L'humour dans la littérature japonaise - sa place et les problèmes de traduction qu'il pose »
Détour thaï
  • 17:00 - Louise PICHARD-BERTAUX (IRSEA/LEO2T Université de Provence/ CNRS), « Le bachibouzouk siamois : petite balade avec Tintin en Thaïlande »
Discussion générale

Samedi 27 novembre

Session « Littérature coréenne »
  • 9:00 - JEONG Eun-Jin (INALCO, Paris), « Lʼhumour est-il présent dans la littérature coréenne ? Le retour de la satire sociale à travers l'exemple de Pak Min'gyu »
  • 9:30 - Jean-Claude DE CRESCENZO et KIM-DE CRESCENZO Hye-Gyeong (LEO2T, Université de Provence), « La dérision dans la jeune littérature coréenne »
Session « Littérature vietnamienne »
  • 10:00 - BUI Thi Thu Thuy (Doctorante, Université Lumière, Lyon 2), « Lʼhumour au dépens des devins dans le ca dao vietnamien »
  • 10:30 - AUBERT- NGUYEN Hoai Huong (CHCSC, Université de Versailles), « Traduire l'humour dans les contes, comptines et berceuses vietnamiens »
  • 11:00 - NGUYEN P. Ngoc (Université de Provence, LEO2T), « Quelques pièces de théâtre humoristiques chez le romancier Khai Hung dans les années 1930 »
Art contemporain chinois
  • 11:30 - Anny LAZARUS (Doctorante, Université de Provence, LEO2T), « Les artistes chinois ont de plus en plus d'humour »
Fin du colloque

samedi 6 novembre 2010

Traduire l’humour des langues et des littératures asiatiques

La jeune équipe « Littératures d’Extrême-Orient, textes et traduction » tiendra à l’Université de Provence, les 26 et 27 novembre 2010, son colloque

Traduire l’humour
des langues et des littératures asiatiques


Voici en avant première, et ceci peu avant la divulgation du programme définitif, ici-même et sur l’espace Netvibes consacré aux colloques, la liste des participants :

Chine : Stéphane Feuillas (Université Paris 7), Huang Chunli (Doctorante, Université de Provence, LEO2T), Solange Cruveillé (Université Paul Valéry Montpellier III, LEO2T), Patrick Doan (Université Paul Valéry Montpellier III, LEO2T), Marie Laureillard (Université Lumière - Lyon 2, IETT), Muriel Finetin (Doctorante, Université de Provence, LEO2T), Nicoletta Pesaro (Université de Venise), Paolo Magagnin (Université Ca' Foscari de Venise/Alma Mater Univ., Bologne), Anny Lazarus (Doctorante, Université de Provence, LEO2T) • Japon : Caterina Mazza (Université Ca’Foscari, Venise - INALCO, Paris), Renée Garde (Traductrice), Muraishi Asako (SPIRAL, Univ. de Strasbourg), Jean-Jacques Tschudin (Professeur émérite, Université Paris VII) • Thaïlande : Louise Pichard-Bertaux (IRSEA/LEO2T) • Corée : Jeong Eun-Jin (INALCO, Paris), Jean-Claude de Crescenzo & Hye-Gyeong Kim-de Crescenzo (Université de Provence, LEO2T) • Vietnam : Bui Thi Thu Thuy (Doctorante, Université Lumière, Lyon 2), Hoai Huong Aubert-Nguyen (CHCSC, Université de Versailles), Nguyen P. Ngoc (Université de Provence, LEO2T).

Illustration : Yue Minjun 岳敏君, Big Union, Huile sur toile, 189 x 198 cm, 1992.
Voir Anny Lazarus et Laurent Septier, Art contemporain Pékin en 11 parcours. Marseille : Images en manœuvres éditions, 2010, pp. 54-55.

lundi 18 octobre 2010

Les écritures qui révèlent ces dames



Les 13 et 14 octobre 2010, s’est tenu à Strasbourg un colloque sur le thème « Les écritures qui révèlent ces dames », à l'initiative du Groupe d'études orientales (GEO) de l'Université de Strasbourg, le deuxième d’une série de cinq rencontres sur les problématiques du genre. Marie Bizais, Maître de conférences au département d'études chinoises de l'Université de Strasbourg, organisatrice de cette manifestation, a réuni pour l’occasion des spécialistes de plusieurs aires culturelles, du pourtour méditerranéen jusqu'à l'Extrême-Orient, afin de présenter et débattre d’une sélection de textes dédiés à la femme ou empruntant une voix féminine.

L’objet de ce billet est de récapituler, de façon succincte, les thèmes développés par les différents intervenants dont les exposés avaient trait à la culture chinoise. Pour un compte rendu reprenant l'intégralité des communications, vous pouvez visiter ce lien.

Nicolas Zufferey, a choisi d'attirer notre attention sur « l’écriture féminine dans la poésie chinoise de la dynastie Han (206 av. J.-C ? – 220 apr. J.C.) » et plus particulièrement sur la question de l'attribution des poèmes empruntant une voix féminine à des auteurs féminins, en rappelant que l’écriture féminine à cette époque est davantage le fait de poètes masculins (poèmes d’impersonation) que de femmes, lesquelles avaient peu accès à l’éducation et ne faisaient pas partie du Bureau de la Musique (yuèfǔ), le conservatoire officiel de la dynastie Han. Au moyen de trois poèmes illustrant le thème de la femme exilée chez les « barbares » et de la nostalgie du pays natal, ou celui de la complainte du gynécée, chantant par exemple la jalousie de l’épouse délaissée, ou la femme qui se languit de son mari parti au loin, Nicolas Zufferey a montré combien l'interprétation de ces textes est difficile, étant donné que le sens de certains passages est parfois moins important que leur musicalité, que peu de marqueurs du genre sont employés, que contrairement à la morale, les sentiments ne sont pas genrés dans la culture chinoise, les larmes ou le courage n’appartenant pas plus à la femme qu’à l’homme, et enfin, parce que le sujet de l’éloignement peut aussi bien évoquer la séparation de deux amis, l’éloignement entre un prince et un ministre ou entre un mari et sa femme, la distance entre les époux pouvant de surcroît servir de métaphore pour illustrer la désaffection du prince à l'égard d'un ministre, comme l’a souligné par ailleurs Marie Bizais. Il a également été rappelé que l'attribution des textes anciens à un auteur unique restait très incertaine, dans la mesure où ils furent généralement composés par strates, par des auteurs qui se succédèrent dans le temps.



Marie Bizais nous a présenté un autre exemple d’écriture poétique, datant de la dynastie des Jin occidentaux (265-316), dans laquelle des hommes empruntèrent une voix féminine, sous la forme de la correspondance fictive qu’échangèrent les frères Lu Ji (261-303) et Lu Yun (262-303) avec leurs épouses respectives, restées à Songjiang, tandis qu’ils étaient partis vivre à la capitale, Luoyang. La forme des poèmes et les distances importantes qui séparaient les époux plaident en faveur de l’hypothèse selon laquelle les réponses des épouses furent en réalité écrites par les frères Lu eux-mêmes. Il s'agit en effet vraisemblablement d'un jeu littéraire fondé sur un travail de versification, rappelant la correspondance qu'échangèrent Qin Jia et son épouse Xu Shu, sous la dynastie des Han orientaux (25-220). Dans l’un des poèmes attribué à la femme de Lu Yun, celle-ci réagit aux compliments de son époux comme si elle ne méritait pas un tel épanchement amoureux et exprime sa jalousie à l'égard des attraits des danseuses de la Cour, qui sont certainement bien plus attirantes qu'elles !

François Martin nous a conviés pour sa part à le rejoindre un peu plus tard, sous la dynastie Liang (502-557) en nous intéressant à « la préface des Nouveaux chants des terrasses de Jade et à sa ( ?) destinataire ». L’anthologie du Yutai xinyong, compilée en 534 sous l’ordre du prince Xiao Gang, présente l'originalité de ne pas rechercher une littérature noble, se proposant au contraire comme un modèle de poésie légère, exclusivement consacrée à l’amour, véritable plaidoyer pour une littérature d’agrément, pour le plaisir et l'art pour l'art, conception nouvelle dans la théorie littéraire chinoise, à laquelle s’opposait le père de Xiao Gang, l’empereur Wudi. Xu Ling souligne dans sa préface la beauté des femmes du gynécée, mais aussi leur désoeuvrement, et le fait que, sitôt enceintes, elles tombaient en disgrâce et étaient remplacées par une nouvelle favorite. Il présente sa compilation de poèmes galants comme des oeuvres dont ces femmes pourront s'inspirer pour composer, trompant ainsi agréablement l’ennui. On a pensé que l'impératrice Xu, (dont on raconte qu’elle buvait et était jalouse au point qu’elle aurait empoisonné une concubine de l’empereur, qui la condamna à se suicider, réalité sordide contrastant avec la beauté du gynécée dépeinte dans la préface), était peut-être la destinataire de ce recueil, cependant il est tout à fait possible que celui-ci ne chante pas seulement une femme, mais « la » femme. L’impératrice Xiao, épouse de l’empereur Yang des Sui, composa à son tour un fu dans lequel elle exprimait son mécontentement d’être délaissée par son mari, en utilisant le même contrepoint tonal que celui de cette préface, ce qui atteste de sa connaissance du texte dont elle rejette, non le style, mais l'image soumise qu’il donne des femmes, leur claustration dans des chambres dorées qui ne lui inspirent que le mépris. Il s'agit du seul témoignage de la réception de l'oeuvre par une femme dont nous ayons connaissance.

Vincent Durand-Dastès a choisi d’évoquer des textes adressés à des femmes disciples du taoïsme, dont non seulement la beauté mais aussi la physiologie (les écoulements des menstrues, de l’enfantement, etc.) constituent un obstacle sur la voie du Tao. On retrouve ici l’impureté de la femme propre au bouddhisme, que la religion chinoise a intégré, impureté qui la condamne à ne pouvoir atteindre l'immortalité, à moins de donations aux temples lui permettant de bénéficier d’intercesseurs religieux. Le taoïsme propose heureusement une technique, appelée « décapiter le dragon rouge », visant à contrôler les écoulements féminins, tandis que ce contrôle s’exerce chez l’homme vis-à-vis de son essence séminale. La femme étant accusée de détourner les hommes de la maîtrise de leurs désirs, doit éviter la fréquentation des lieux offrant une promiscuité dangereuse et veiller à ne pas exposer son corps. Vincent Durand-Dastès nous a régalés d'extraits savoureux, parmi lesquels la saisissante histoire de Sun bu'er, « Sun la non duelle », une disciple taoïste qui vécut au XIIe siècle : ne voulant pas embrasser la voie des véhicules inférieurs, elle fit preuve d’un renoncement exemplaire – dont ces lignes ne trahiront rien –, qui lui permit d’accéder au véhicule supérieur.

De retour à l’époque contemporaine, Muriel Finetin a quant à elle présenté les měinǚ zuòjiā, ces « belles écrivaines » chinoises qui se sont attiré les foudres des critiques et de la censure après avoir envahi toute la sphère publique, en affichant dans leurs récits ou sur leurs blogs des personnages féminins qui se mettent à nu jusqu’à la limite de l’écorchement, en faisant voler en éclat la conception traditionnelle de la féminité, caractérisée par le silence, la pudeur et la soumission. Recourant à des images et un langage crus, ces écrivaines et blogueuses ont employé une écriture du corps qui est celle de l’intimité et du désir féminins, de l’immédiateté et de la liberté individuelle, une écriture qui, au-delà d'une apparence narcissique, superficielle et décadente, est porteuse d'une quête d’identité et d’un questionnement profond sur le statut de la femme chinoise. Dans leurs oeuvres, les « belles écrivaines » rejettent la culture phallocratique et dénoncent l’assujettissement de la femme au désir masculin, en tentant, par la transgression sexuelle, de subvertir la conscience de soi imposée par l'ordre social établi, dans une économie de marché sexiste.

Marie Laureillard-Wendland, n’ayant pu prendre la parole lors de ce colloque, a confié à Marie Bizais le soin de lire à l’assistance un résumé de sa communication, intitulée « Une écriture féminine, féministe ou pour les femmes ? Hsia Yu, Ling Yu et la poésie taiwanaise contemporaine. » En se démarquant d’une image de la féminité associée à la joliesse et en adoptant un style très particulier, Ling Yu dénonce dans ses poèmes l'absurdité du monde contemporain, tout en rejetant le statut de féministe. Xia Yu, pour sa part, écrit des poèmes contestataires en utilisant la sexualité féminine comme moyen de subversion. L’écriture des deux poétesses taiwanaises est médiatrice avant tout de leur identité féminine.


* * *

Cette brève présentation des sujets abordés lors de ce colloque ne saurait évidemment rendre compte de l’éloquence des intervenants, de l’étendue des savoirs qu’ils ont mobilisés, ni même de la portée de leurs réflexions, qui constituent la richesse irréductible de leurs exposés. C’est pourquoi, en attendant la publication prochaine de leurs communications, cet article n’a pas d’autre ambition que d'en conserver une mémoire nécessairement partielle et terriblement imparfaite, malgré l’enthousiasme sincère et toute la bonne volonté de son auteur.

lundi 19 avril 2010

Pré-colloque en vue


Tout a déjà été écrit, et ici-même sur ce blog - Prolégomènes hilarants -, le 29 mars dernier, mais je suis heureux de vous rappeler que notre équipe vous attend nombreux le vendredi 23 avril à partir de 14 h. pour son séminaire de préparation à son colloque international « Traduire l’humour des langues et littératures asiatiques » (26-27 novembre 2010).

Cette rencontre conviviale permettra de débattre autour du mot « humour » dans les différents espaces qui nous tiennent à cœur après avoir écouté quatre exposés sur l'humour chinois d'hier et d'aujourd'hui et sa traduction.

Elle nous donnera également l'occasion de présenter à ceux qui ne la connaitraient pas encore, notre revue en ligne Impressions d’Extrême-Orient (IDEO) accessible sur le portail Revues.org depuis plus de deux mois.

Un apéritif apportera une note finale à ce rendez-vous qui se tiendra, non pas dans la salle des Professeurs de l'Université de Provence (Centre des Lettres et Sciences humaines, 29, avenue Robert-Schuman, 13621 Aix-en-Provence, Cedex 01), comme indiqué précédemment, mais non plus en B207, mais finalement en salle B 250. A très bientôt donc. (Billet modifié le 23/04/10, à 11h11).

lundi 29 mars 2010

Prolégomènes hilarants

La jeune équipe
« Littératures d’Extrême-Orient, textes et traduction »
(LEO2T) est heureuse de vous inviter à assister à son
séminaire de préparation du colloque international
qu’elle tiendra les 26 et 27 novembre 2010, sur le thème
« Traduire l’humour des langues et littératures asiatiques »
et à la présentation de sa revue en ligne
Impressions d’Extrême-Orient (IDEO) qui suivra, le
Vendredi 23 avril 2010, entre 14 h et 17 h,
salle des Professeurs, Université de Provence,
Centre des Lettres et Sciences humaines,
29, avenue Robert-Schuman, 13621 Aix-en-Provence, Cedex 01.

14 h - 16 h :
  • Muriel Finetin (doctorante) : « La société littéraire des cordonniers, au sujet des jeux de mots basés sur l’homophonie » (en visioconférence)
  • Pierre Kaser : « Les collections d'histoires pour rire chinoises et leur accueil au Vietnam, en Corée et au Japon ».
  • Philippe Che : « L'humour chez Zhuangzi (IVe siècle av. J.-C.) et sa traduction ».
  • Noël Dutrait : « L’humour chez Mo Yan (XXIe siècle ap. J.-C.) et sa traduction ».
16 h - 17 h : Table ronde sur le mot « humour » en chinois, japonais, coréen, vietnamien, thaï, hindi…

17 h : Présentation de la revue IDEO en présence des membres du Centre pour l’Edition Ouverte (CLEO) et de Revues.org qui ont permis la sortie de la revue.

18 h : Apéritif

jeudi 11 mars 2010

Les rendez-vous de Leo2t en 2010

Notre équipe s’est réunie le 9 mars pour mettre au point le calendrier de ses activités pour l’année 2010. Ce billet aura donc pour mission d’en fournir les dates définitives, comme d’offrir le texte des appels qui, nous le souhaitons, seront entendus.

Notre grand rendez-vous de l’année sera un colloque international, qui se tiendra à la fin du mois de novembre ; il sera préparé par une rencontre au mois d’avril ; à l’issue de ces deux moments forts, un choix de contributions sera présenté en complément d’un ensemble de traductions inédites dans la quatrième livraison de notre revue en ligne Impressions d’Extrême-Orient. Le thème commun à ces activités est la traduction de l’humour.

Appel à communication pour le

Colloque international « Traduire l’humour des langues et littératures asiatiques »

Université de Provence, 26-27 novembre 2010

Depuis plus de six ans, l’équipe LEO2T a organisé plusieurs rencontres, journées d’études et colloques au sujet des littératures d’Asie, leur réception et leur traduction. Après avoir étudié la manière de traduire les onomatopées des langues asiatiques, l’expression de la passion, de l’amour et du sexe ainsi que les questions de réception des œuvres romanesques de l’Extrême-Orient, elle organise deux jours de colloque sur le thème « Traduire l'humour » » qui permettront de définir des stratégies de traduction en abordant tous les problèmes qui peuvent surgir dès lors que l'on tente de faire passer d'une des langues de notre zone géographique de prédilection (le hindi, le chinois, le thaï, le coréen, le vietnamien et le japonais), dans une autre (et particulièrement la nôtre), des traits d'humour d'une autre culture. Les propositions d’intervention sur une langue asiatique différente de celles citées plus haut sont aussi les bienvenues. Nous ne mettons aucune limite ni restriction aux angles d'approche qui pourraient être retenus, ni même à la nature des textes soumis à examen. Néanmoins, nos expériences récentes nous invitent à demander aux intervenants d’envisager une intervention la plus brève possible (20 minutes) afin de laisser le plus de place à la discussion et aux échanges avec le public et les autres intervenants. Les interventions retenues pourront être publiées dans la revue en ligne de l’équipe IDEO. La date limite d’envoi des propositions de communication est fixée au 15 septembre 2010.

Après-midi de préparation au colloque « Traduire l’humour des langues et littératures asiatiques »

Le rendez-vous du 23 avril 2010 - date initialement retenue pour une journée d’étude -, est conservé pour l’organisation d’une manifestation studieuse et festive qui se déroulera ainsi :

• de 14 h à 17 h : préparation du colloque « Traduire l’humour » du mois de novembre. Chaque membre de l’équipe préparera une courte contribution sur la thématique de l’humour, avec, par exemple, une réflexion sur le terme « humour » dans sa langue de prédilection.

• 17 h : présentation de la revue Impressions d’Extrême-Orient à la presse et aux collègues de l’université, suivie d’un pôt.

Appel à contribution pour le numéro 4 d’Impressions d’Extrême-Orient.

Le premier numéro de notre revue en ligne avait pour fil directeur, le voyage. Le quatrième volume que nous souhaitons pouvoir mettre en ligne au tout début de l’année 2011 sera, quant à lui, organisé autour du thème de l’humour. Il proposera outre un choix de communications données pendant le colloque « Traduire l’humour des langues et littératures asiatiques » des 26 et 27 novembre 2010, des traductions inédites de textes en rapport avec ce thème.

Cet appel est ouvert aux participants au colloque, mais il ne leur est pas réservé. Nous accueillons donc toutes les propositions de traductions de textes humoristiques, ou jugés comme tel par ceux qui les proposent, inédits dans notre langue, libres de droits ou bien bénéficiant d'un accord de publication clairement établi par son auteur. Tout traducteur d’une langue d’Extrême-Orient couvert par notre équipe ayant le désir de collaborer peut donc nous faire parvenir d’ici le 15 septembre une traduction accompagnée d’une courte présentation de l’œuvre en question et de son auteur. Afin de faciliter son examen, puis s’il est retenu, le traitement de son travail, nous invitons les traducteurs à consulter les recommandations aux auteurs sur le site de la revue : http://ideo.revues.org/203

Contact colloque : Noël Dutrait, noel.dutrait@univ-provence.fr

Contact revue : Pierre Kaser, pierre.kaser@univ-provence.fr

jeudi 19 novembre 2009

Traduire l’humour : le colloque

Dessin de Wang Yuan 王原 (Da honglian 大红脸)

Nous avions, voici quelques mois - c'était le 5 mai dernier -, lancé un appel à contributions pour le quatrième numéro de notre revue en ligne Impressions d'Extrême-Orient qui va, cette fois c'est imminent, faire son entrée sur le portail Revues.org. Nous n'avons reçu que bien peu de réponses, mais, il est vrai que l'appel court jusqu'au 30 septembre de cette année. Nous accueillons donc toujours toutes les propositions de textes humoristiques inédits dans notre langue, libres de droits ou bien bénéficiant d'un accord de publication clairement établi par son auteur. Ces propositions seront ensuite évaluées par notre comité de rédaction et les traducteurs informés, le moment venu, des obligations liées à la mise en ligne de leurs travaux (Pour plus de détails, prière de consulter les recommandations aux auteurs sur le site d'IDEO).

Il n'en reste pas moins qu'il nous est apparu que le sujet pourrait également servir de thème pour une journée d'étude. Cette journée sur le thème « Traduire l'humour » permettra à qui le désire d'aborder tous les problèmes qui peuvent surgir dès lors que l'on tente de faire passer d'une des langues de notre zone géographique de prédilection, savoir le hindi, le chinois, le thaï, le coréen, le vietnamien et le japonais, dans une autre (et particulièrement la nôtre), des traits d'humour d'une autre culture. Nous ne mettons aucune limite et restriction aux angles d'approche qui pourraient être retenus, ni même à la nature des textes soumis à examen. Néanmoins, nos expériences récentes nous invitent à demander aux intervenants d’envisager une intervention la plus brève possible (20 minutes) afin de laisser le plus de place à la discussion et aux échanges avec le public et les autres intervenants.

Bien évidemment, les interventions pourront s'attacher, le cas échéant, à élucider les difficultés rencontrer dans la réalisation des traductions proposées pour IDEO 4 et à intégrer dans leur version écrite des traductions. L’ensemble des communications données lors du colloques viendra compléter ce numéro spécial consacré à l’humour d’Extrême-Orient.

Les propositions de communications peuvent nous être envoyées directement sous forme d'un court résumé d'une vingtaine de lignes accompagné d'un bref curriculum vitae avant le 15 septembre 2010. Les dates retenues pour cette manifestation qui se déroulera à Aix-en-Provence, sont le 26 et le 27 novembre 2010 [nouvelles dates]. Cette manifestation sera précédée d'une après-midi de travail le 23 avril 2010.

Contacts : Noel.Dutrait@univ-provence.fr, Pierre.Kaser@univ-provence.fr

* Petit exercice pour les sinisants : traduire dans un commentaire la bulle et les feuillets sur lesquels on peut lire : « 难忘的一天/上礼拜四,» et « 难忘的一天/去年元旦 ». Niveau de difficulté 1/10.

mercredi 14 octobre 2009

La Grande Messe des livres de Francfort

C'est hier 14 octobre vers 18 h que s'est ouvert le salon du livre de Francfort, la « Frankfurter Buchmesse 2009 » dont l'invité d'honneur est la Chine. Une cérémonie très protocolaire d'une heure et demie en présence d'Angela Merkel et de l'ambassadeur de Chine a permis à deux écrivains chinois de monter à la tribune. Il s'agit de Tie Ning 铁凝, en qualité de présidente de la National Writers Association, et du plus en vue des auteurs chinois de ce début de XXIe siècle, Mo Yan 莫言, romancier bien connu des lecteurs de ce blog.

Pour avoir suivi quasiment en direct cette Eröffnung ponctuée par les interventions d'un orchestre de jazz, et qui est toujours visible en ligne, je sais que chacun d'entre eux s'est exprimé une dizaine de minutes : Mo Yan, à la quarantième minute, Tie Ning, immédiatement après. Malheureusement, le doublage en allemand occulte complètement la voix des orateurs qui s'exprimaient dans leur langue. Il me semble néanmoins, que l'un et l'autre ont fait assaut d'érudition pour tisser des liens entre le meilleur de la littérature et de la culture allemandes et la Chine. Il y fut naturellement question, avec Mo Yan notamment, de Gœthe (1749-1832) et de la Weltliteratur.

Mo Yan et Tie Ning ne seront, bien évidemment, pas les seuls représentants de la dynamique scène littéraire chinoise, scène envisagée dans toutes ses dimensions, bien que, et personne ne s'en étonnera, la littérature taïwanaise ne soit représentée « officiellement » (?) que par Lan Pochou (romancier, historien de la littérature-reporter) et l'intellectuel Kung Peng-cheng 龔鵬程 ; la littérature de Hong Kong est aussi présente par l'entremise de Zhou Mimi et de Cai Yihuai (alias Nan Shan) ; Macao grâce à Wong Man Fai. Les autres auteurs présents pendant la Buchmesse sont, me semble-t-il, tous du continent (ou de ses marges comme le poète-romancier d'origine tibétaine Alai ). Certains sont fort connus, comme Wang Meng 王蒙, Liu Zhenyun 刘震云, Yu Hua , Su Tong 苏童 ; d'autres pas ou beaucoup moins chez nous : Ye Yanbin 叶延, Yang Hongying 杨红缨, Li Er 李洱, Chen Ran 陈染, He Shen 何申, Dong Xi 东西, Zhao Benfu 赵本夫, Tian Er 田耳, Ge Shuiping 葛水平, Fan Xiaoqing 范小青, Li Jingze 李敬, Xu Zechen 则臣, Li Jie 励婕 (alias Annie Baobei 安妮宝), Xu Yigua 须一瓜, ou encore Jing Yongming 荆永. [Pour des détails sur les auteurs, voir ici]

Le site dédié à l'événement est très complet en allemand et en anglais, et offre l'accès à un sous-site dévolu à l'invité d'honneur lequel a son pendant chinois : il est donc aisé de prendre connaissance de la diversité des activités et des nombreuses manifestations qui vont rythmer les quatre jours de la Foire.

On y trouvera également d'intéressants documents dont on pourra tirer profit plus tard à tête reposée, comme un catalogue de 68 pages répertoriant les traductions allemandes de littérature chinoise. Ce « China: Deutschsprachige Neuerscheinungen 2009 » donne une idée de l'image que nos voisins peuvent se faire dans leur langue de la littérature chinoise d'hier et d'aujourd'hui. Le tableau est néanmoins un peu brouillé dans la mesure où l'on y trouve même des œuvres de François Cheng et de Dai Sijie dont des productions composées, si je ne m'abuse, en français ! On voit aussi que les éditeurs allemands sont loin d'être unanimes dans leur choix des transcriptions à soumettre à leurs lecteurs. Un exemple : Tsau Hsüä-tjin pour Cao Xueqin 曹雪芹 ; l'ordre patronyme-prénom est souvent bousculé : Ouyang Xiu 欧阳修 y perd la boussole en devenant Xiu Ouyang ; le Confucius de Prospero Intorcetta (1625-1696) déduit du Kongfuzi 孔夫子 classique s'efface devant un Konfuzius dont la déclinaison donne un plaisant Konfuzianismus. Mais là n'est pas la seule référence au saint-sage de l'Antiquité chinoise puisqu'on peut lire dans la langue de Schiller [à peine un mois plus tôt qu'ici, voir Le bonheur selon Confucius : Petit manuel de sagesse universelle. Belfond] l'indigeste bouillie des idées du Maître par excellence réalisée par Yu Dan 于丹 (Konfuzius im Herzen. Alte Weisheit für die moderne Welt, Droemer) laquelle fait partie avec le pianiste Lang Lang et bien d'autres des « Famous Chinese at the Frankfurt Book Fair »

Quoi qu'en disent certains observateurs chagrins se désolant du manque d'intérêt de ses compatriotes pour la chose chinoise, il n'en reste pas moins que nos si proches amis vont redoubler d'efforts pour mieux faire connaître la littérature chinoise à leurs contemporains : quelque 120 éditeurs allemands ont ainsi annoncé des publications allant dans ce sens dont pas moins de 44 romans ! Ce genre est sans aucun doute le vecteur idéal pour faire passer quelque chose d'une culture dans une autre. Nous en sommes à ce point convaincus que, modestement, nous allons consacrer la fin de cette semaine à un genre qui a encore un brillant avenir et un rôle certain à jouer dans la communion des cultures : Gœthe avait donc raison. (P.K.)

mardi 13 octobre 2009

Comme si vous y étiez, ou presque

Notre colloque sur « Le roman en Asie et ses traductions » va permettre à 18 orateurs d'intervenir successivement pendant deux jours, les 15 & 16 octobre, salle des Professeurs de l'Université de Provence (Centre Schumann, 29, avenue Robert-Schuman, 13621 Aix-en-Provence cedex 1 • Téléphone : 04 42 95 30 30) --- l'entrée est naturellement libre.

Vous en connaissez déjà le programme (voir ici) et avez sans aucun doute déjà pris vos dispositions pour ne rien manquer de cette manifestation qui s'inscrit, comme vous le savez, dans la Fête du livre de la Cité du Livre d'Aix-en-Provence - « L'Asie des Ecritures croisées : un vrai roman » qui se poursuivra jusqu'au 18 octobre.

Pour faire vivre l'événement à ceux qui n'auraient pas la possibilité de se déplacer ou de partager la totalité de cette rencontre entre spécialistes et amateurs des littératures d'Asie, j'ai créé un compte Twitter que vous pourrez à loisir consulter, soit directement, soit par l'entremise de la colonne de gauche de ce blog. Ce sera donc comme si vous y étiez, ou presque. (P.K.)

mercredi 7 octobre 2009

L'Asie des Ecritures croisées (02)

Le programme de la Fête du Livre d'Aix-en-Provence est disponible sous la forme d'un livret de 32 pages que vous trouverez facilement si vous êtes Aixois, mais que vous pouvez vous procurer en ligne en le téléchargeant à partir d'un site dédié à cet événement qui se tiendra du 15 au 18 octobre à la Cité du Livre.

En plus de la littérature, avec Bao Ninh (Viêtnam), Kim Young-Ha (Corée), Chart Korbjitti (Thaïlande), Lee Seung-U (Corée), Li Ang (Taiwan), Minaé Mizumura (Japon), Yoko Tawada (Japon), Thuân (Viêtnam) et Xu Xing (Chine), ce sont la photographie, avec des expositions de Manit Sriwanichpoom (Thaïlande), Luo Dan
(Chine), Lee Gap-Chul (Corée), des projections de Wang Gang (Chine), A Yin (Mongolie intérieure, Chine) et la danse qui seront à l'honneur de cette manifestation : le 15 octobre sera, en effet, donné le spectacle chorégraphique Waiting de Carlotta Ikeda et de la Compagnie Ariadone. Enfin, en plus des rencontres, des débats, des ateliers et des master-classes, trois films récents en provenance du Vietnam, de Corée du Sud et de Thaïlande, seront projetés.

La consultation attentive du programme s'avère indispensable pour qui ne veut pas manquer un seul moment de cette fête sur laquelle se greffe, ne l'oublions pas, un colloque international sur
Le roman en Asie et ses traductions.

Le programme de notre colloque, qui lui se déroulera Salle des Professeurs du Centre des Lettres de l'Université de Provence (29, av. Robert Schuman) figure page 29 de ce même document auxquels j'ai emprunté les portraits des nombreux invités que l'on pourra rencontrer lors de cette édition des Ecritures croisées consacrée à l'Asie : un vrai roman.

vendredi 2 octobre 2009

Et, pourquoi pas, la sinologie

Il a peu, mais c’était déjà trop tard pour que je m’empresse de vous en faire part, je découvrais (sur Fabula) un appel à contribution courant jusqu’au 15 septembre dernier pour le colloque international « Traits chinois, lignes francophones » qui se tiendra les 19 et 20 février 2010 à l'université Queen's de Belfast, et portera sur les artistes et écrivains francophones d'origine chinoise : « Inspiré par le travail pluridisciplinaire de Gao Xingjian, ce colloque examinera des dimensions variées de la créativité sino-française. La présence de Gao favorisera la constitution d'un pôle de contributions autour de son œuvre, mais le colloque sera ouvert à l'ensemble des Chinois qui ont choisi le monde francophone pour vivre et pour créer. Depuis les anarchistes des années 1910 qui venaient en France dans le cadre du projet "Travail Etudes", puis de l'Institut Franco-chinois de Lyon, jusqu'aux dissidents venus chercher un asile politique, et jusqu'aux jeunes créateurs d'aujourd'hui qui choisissent le français comme moyen d'expression, sur internet ou sur papier, le domaine de recherche est vaste. Certains ont connu des distinctions exceptionnelles (prix littéraires, académie des beaux-arts, académie française, succès populaires), et pourtant la recherche universitaire n'a pas encore suffisamment approfondi leurs œuvres. »

Le sujet est, à défaut d’être original, intéressant et ne manquera pas de retenir l’attention d’une foule de chercheurs venant du monde entier. Mais, si je vous en parle, c’est surtout à cause de la formulation peu heureuse qui conclut la dernière phrase de l’appel à contribution. Cette phrase la voici : « Nous serions heureux d'accueillir des propositions émanant de disciplines aussi variées que les lettres, l'histoire, l'histoire des arts, la sociologie, la philosophie, et, pourquoi pas, la sinologie. »

« Et, pourquoi pas, la sinologie » ! Certes, il y a longtemps que la Chine a échappé, et c’est tant mieux, au monopole des sinologues et que, ce qui est moins bien, dans bien des domaines ceux-ci ne sont plus aussi bien accueillis que par le passé ; mais n’oublie-t-on pas un peu vite, qu’en théorie au moins - mais cela aussi est de moins en moins souvent vrai -, la traduction et la présentation dans notre langue des œuvres que produit la Chine artistique et savante nécessitent l’entremise de spécialistes de la langue et de la culture chinoises, et que, pour en rester au sujet présent, avant de choisir « le monde francophone pour vivre et pour créer », ces Chinois ont grandi, vécu, écris, peint, aimé, souffert en terre chinoise et donc en chinois ... et ne se prive pas de continuer à le faire ?


Passer ce trait d’humeur, je voudrais formuler à mon tour une interrogation : « Et pourquoi la sinologie ne redeviendrait-elle pas, touchant les affaires chinoises, une branche aussi indispensable que les autres grands champs de l’activité intellectuelle ? » Gageons que cette question et celles qui en découlent seront abordées lors des deux jours pendant lesquels se tiendront, à Paris, les prochaines Assises des études chinoises ; ce sera les 13 et 14 novembre 2009 (Université Paris Diderot, 15, rue Hélène Brion, XIIIe arr.). Souhaitons que les interventions des quelque 25 orateurs qui prendront la parole dans l’Amphithéâtre Buffon ouvrent de nouvelles perspectives à la sinologie française de ce début de siècle et tordent le coup à quelques mauvaises idées reçues. Noël Dutrait y portera notre voix dans une présentation des activités de notre équipe. Il y croisera des habitués de nos rencontres studieuses (Zhang Yinde, Philippe Postel) et bien d’autres, jeunes et moins jeunes savants réunis sous l’emblème d’une interrogation derrière laquelle transpire une sourde inquiétude : « La sinologie introuvable ? »

L’Association Française d’Etudes chinoises, organisatrice de l’événement, a déjà, j’y avais fait référence sur ce blog, diffusé l’argument de la réunion et mettra prochainement en ligne par le même canal - http://www.afec-en-ligne.org/, rubrique « Colloque 2009 » -, le détail des communications à venir et le programme de ces deux journées qui devraient faire date et pour lesquelles vous êtes prié de vous inscrire au préalable. Et pourquoi n’iriez-vous pas ? (P.K.)